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«On en est à enterrer nos filles» : à Lyon, la colère des manifestants après le drame de Lyhanna

Les Lyonnais, en colère, étaient entre 100 et 200 rassemblés sur les quais de Saône, devant la cour d'assises de Lyon. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Après la marche blanche pour Lyhanna, plusieurs rassemblements ont eu lieu devant des tribunaux et au ministère de la Justice. À Lyon, entre 100 et 200 personnes ont rendu hommage à la fillette et dénoncé les défaillances de la justice face aux violences faites aux enfants.

Un ras-le-bol global. Après la marche blanche dimanche et le très émouvant rassemblement autour des parents de Lyhanna à Fleurance (Gers), d'autres rassemblements se sont tenus ce lundi. Cette fois-ci, ils ont eu lieu devant une centaine de tribunaux et même devant le ministère de la Justice, à l'appel d'associations féministes et de protection de l'enfance. Les Français sont en colère, comme à Lyon où s’est rendue Europe 1.

"C'est une vraie défaillance de la justice"

Les Lyonnais, en colère, étaient entre 100 et 200 rassemblés sur les quais de Saône, devant la cour d'assises de Lyon, là où sont jugées en temps normal les affaires de meurtre et de viol. Un rassemblement pour rendre hommage à la petite Lyhanna, vraisemblablement tuée par Jérôme B.

Cette mort a beaucoup ému Glorianne, maman de sept enfants. "Un hommage pour Lyhanna, un soutien pour la maman, pour les mamans. On parle de Lola, on parle de Lyhanna, on parle de Maëlys. J'ai une fille qui a 11 ans, ça aurait pu être ma fille", assure-t-elle.

Mais c'est aussi un rassemblement pour dire stop aux violences contre les enfants. Les participants dénoncent notamment les défaillances de l'appareil judiciaire, ajoute cette maman émue et en colère. "Nos filles ne sont pas protégées. C'est une vraie défaillance de la justice. Il y a une sous-estimation du danger que courent les enfants. Et aujourd'hui, on en est à enterrer nos filles", déplore la mère de famille.

"Un manque de sérieux"

Pour elle, il y a "un manque de moyens" mais surtout "un manque de sérieux". "Ils se focalisent sur des choses où il n'y a pas utilité. Et lorsqu'on demande à la justice de protéger nos enfants, là, il n'y a plus personne. Vous vous rendez compte que ce mec n'aurait pas tué Lyhanna si la justice avait fait son travail", ajoute-t-elle.

Des participants souhaitent que la mort de la fillette de 11 ans permette enfin un électrochoc, une prise de conscience dans le traitement des affaires concernant les violences sur les enfants. Concrètement, qu'il y ait un avant et un après Lyhanna.