"On a des paramilitaires qui sont prêts à intervenir" : les propos ahurissants de Christophe Chalençon, figure des "gilets jaunes"

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Leader des "gilets jaunes" dans le Vaucluse, Christophe Chalençon a été enregistré à son insu par une journaliste italienne alors qu'il tenait des propos sulfureux. "S'ils me mettent une balle dans la tête, Macron, il passe à la guillotine", assure-t-il notamment.

Sa rencontre avec le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio avait provoqué une crise diplomatique entre la France et l'Italie. C'est la raison pour laquelle une télévision transalpine, "La 7", est allée à la rencontre de Christophe Chalençon, leader des "gilets jaunes" dans le Vaucluse. Mais ce sont les propos qu'il a tenus en "off" lors de cette interview qui font beaucoup de bruit aujourd'hui. Christophe Chalençon se confie sans détours. Il dit notamment se sentir menacé par l'État français, il se croit surveillé. 

"S'ils me mettent une balle dans la tête, Macron, il passe à la guillotine." "J'irai au bout de mes convictions. S'ils me mettent une balle dans la tête, Macron, il passe à la guillotine. On est arrivé à un tel point de confrontation que s'ils m'abattent, il est mort aussi. Le peuple, il rentre dans l'Élysée, il démonte tout, lui, sa femme et toute la clique"déclare-t-il notamment lors de propos enregistrés à son insu. "On a des paramilitaires qui sont prêts à intervenir parce qu'ils veulent aussi faire tomber le pouvoir. Aujourd'hui, tout le monde est calme, mais on est à la limite de la guerre civile." Des termes qui reprennent des théories complotistes, mais que l'on n'avait jamais entendus de manière aussi directe dans le discours des "gilets jaunes".

"Il fallait rendre ça public." La journaliste italienne Alessandra Buccini, qui a mené l'entretien, a été littéralement ahurie par ce discours. "On a voulu savoir qui était cette personne parce que la France avait décidé de rappeler son ambassadeur en Italie après sa rencontre avec Di Maio. On a donc rencontré Christophe Chalençon, et là on a découvert d’une certaine manière, quelqu’un qui était incompatible avec le vice-Premier ministre d’un gouvernement. J’ai été très, très surprise", confie-t-elle à Europe 1. "Et quand Christophe Chalençon m’a dit ces choses-là, je suis restée bouche bée. Et là j’ai estimé que les choses qu’il m’avait dites étaient tellement graves, que je ne pouvais pas les garder pour moi. Il fallait rendre ça public."

>> De 5h à 7h, c’est “Debout les copains” avec Matthieu Noël sur Europe 1. Retrouvez le replay de l'émission ici

Christophe Chalençon lance son propre mouvement politique. Certains leaders du mouvement se sont par ailleurs éloignés de Christophe Chalençon, qui a quitté les cortèges et les manifestations pour lancer, il y a quelques jours, son propre mouvement politique aux élections européennes : le MAC, pour Mouvement alternatif citoyen.

Europe 1
Par Aude Vernuccio et Hélène Terzian, édité par Grégoire Duhourcau