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«Nous voulons un retour au calme» : après les pillages, les manifestations des Gilets jaunes sous haute sécurité

La consigne est claire : seules les manifestations déposées par les syndicats pourront être autorisées. [Estelle Ruiz / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après les pillages et les violences du 17 octobre, le gouvernement renforce considérablement le dispositif de sécurité pour le nouvel acte des Gilets jaunes. Environ 80.000 forces de sécurité intérieure devraient être mobilisées, tandis que de nombreux cortèges pourraient être interdits.

Un acte II des Gilets jaunes sous très haute surveillance. Après le fiasco sécuritaire en marge des manifestations du 17 octobre, près de 3.000 commerces ont été pillés partout en France. Le gouvernement n'a plus le droit à l'erreur.

Environ 80.000 forces de sécurité intérieure devraient être mobilisées, dont des unités d'élite comme le GIGN et le RAID. Un dispositif policier XXL alors que les dépôts de demandes de manifestations se multiplient, mais beaucoup de cortèges devraient cette fois-ci être interdits.

"Nous voulons un retour au calme"

La consigne est claire : seules les manifestations déposées par les syndicats pourront être autorisées. Le chef de l'État lui-même exhorte les préfectures à étudier au cas par cas les demandes de rassemblements, et sous certaines conditions.

"Elles seront examinées conformément à notre droit de les préfets. Mais on leur proposera des tracés alternatifs pour protéger nos centres-villes et en particulier nos commerces et nos bâtiments publics", explique Emmanuel Macron.

Toutes les autres demandes de manifestations, par exemple de citoyens ou de Gilets jaunes, et sans lien avec une quelconque organisation syndicale, seront automatiquement interdites. 

"La doctrine qui a été arrêtée, de manière très claire, c'est que partout où il y a une volonté de manifester ou de se regrouper avec des demandes qui sont faites par des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela seront interdites par les préfets parce que ce n'est pas le moment, parce que nous voulons un retour au calme", détaille le chef de l'État.

Des interdictions de cortèges à Lyon et à Marseille

À Paris, plusieurs Gilets jaunes avaient déposé une demande de manifestation reliant la Place de la Bastille à Opéra, mais la demande a été refusée par le préfet de police.

D'autres préfectures prennent même les devants et vont plus loin en annonçant interdire tout cortège, y compris ceux des syndicats comme à Lyon et à Marseille. Le principal risque est que des black blocs s'infiltrent et commettent les mêmes exactions que celles du week-end dernier.