"Notre profession d'avocat doit se repenser"

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Mathieu Davy, invité de Raphaëlle Duchemin sur Europe 1, espère faciliter l'accès au droit pour tous les citoyens. Pour cela, il a lancé une application qui permet d'avoir rapidement, une première consultation téléphonique d'urgence avec un avocat.
LA FRANCE BOUGE

"Notre profession doit se revisiter, se repenser. A nous, les avocats, de créer nos outils." C'est en partant de ce constat que Mathieu Davy, co-fondateur de "Call A Lawyer", a eu l'idée de lancer cette application de mise en relation entre un particulier et un avocat spécialisé.

"Nous sommes tous confrontés à des situations juridiques." L'objectif était principalement de rendre le droit plus accessible aux citoyens. "Dans les enquêtes que l'on peut faire, on a à peu près un Français sur deux qui, dans sa vie, n’a jamais fait appel à un avocat. Ce n’est pas normal parce que nous sommes tous confrontés à des situations juridiques", estime Mathieu Davy au micro de Raphaëlle Duchemin sur Europe 1.

L'application qu'il a fondée a donc vocation à changer cela. Le principe est simple. Une fois que l'on a créé son compte, il suffit de renseigner ses besoins, à savoir droit du travail, droit de la propriété intellectuelle, ou autres. Une liste d'avocats compétents dans le domaine choisi et actuellement en ligne apparaît alors, avec la fiche de chacun, son taux horaire, ses compétences.

>> De 13h à 14h, La France bouge avec Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. Retrouvez le replay de l’émission ici

"La promesse d'avoir un avocat dans la minute." Une fois que l'on a fait son choix, l'avocat reçoit une notification et appelle l'utilisateur sur son portable. "On vous fait la promesse d'avoir un avocat dans la minute", assure Mathieu Davy. Cette première consultation d'urgence de 20 minutes est facturée 20 euros : "Vous faites connaissance avec l'avocat, si vous souhaitez le conserver et créer une relation avec lui, vous le gardez aux conditions négociées avec lui."

Les avocats qui travaillent avec "Call A Lawyer" sont "sélectionnés" sur des critères précis afin de "certifier que nous avons vraiment des avocats en exercice, qui n'ont pas été radiés, qui n'ont pas de sanctions derrière eux, qui ont la compétence qu'on leur demande et enfin, qui sont connectés" : "On a besoin d'avocats qui sachent prendre des calls de 20 minutes pour pouvoir très vite donner une information aux citoyens." Surtout, l'application veut promettre à ses utilisateurs "d'avoir une réponse sur mesure".

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau