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«Ne faites jamais ces défis, c'est stupide» : à Lyon, les chauffeurs de bus désemparés face aux cas de «bus surfing»

Sur l'arrière des bus de Lyon, plusieurs endroits permettent de s'accrocher. [Matthieu Delaty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Face à la multiplication des cas à Lyon de "bus surfing"; ce phénomène qui consiste à voyager accrocher à l'arrière d'un bus ou d'un tram, les chauffeurs appellent les autorités à se saisir du problème. Mais du côté des responsables, le mouvement est jugé marginal. 

C'est un fléau qui apparaît dans la ville de Lyon. De plus en plus jeunes se filment s'accrochant à l'arrière d'un bus ou un tram dans les rues de la capitale des gaules. Le phénomène, appelé "bus surfing", inquiète les chauffeurs TCL, principal opérateur des transports dans la commune de Lyon. 

L'image a fait le tour des réseaux sociaux durant les vacances de Noël : deux personnes accrochées à l'arrière d'un bus, qui lui-même circule à 70 km/h, les pieds sur le rebord de la plaque d'immatriculation. Une situation synonyme d'angoisse pour Riad Cherif, conducteur depuis 25 ans à qui cela est déjà arrivé. "Il y avait une personne accrochée à l'arrière de mon bus. Il a fallu que je fasse très attention à ma conduite. J'ai même du m'arrêter pour aller constater et effectivement, j'ai vu deux jeunes filer", explique-t-il au micro d'Europe 1. 

"On dit à tous ces jeunes, ne faites jamais ça"

"Ça met un stress et un peur pas possible", confie-t-il. "D'autant que c'est très dangereux pour ceux qui s'accrochent, car ils peuvent faire des chutes, et peuvent se tuer", poursuit le chauffeur de bus. 

Et le professionnel craint que ses images regardées des centaines de fois ne fassent des émules. "Sur les réseaux sociaux, quand ils s'y mettent, ça peut dire 'cap ou pas cap'. On dit à tous ces jeunes : ne faites jamais ça, ne faites jamais ces défis, c'est stupide", insiste l'employé, qui est aussi délégué CGT

"Favoriser les bus avec des surfaces plane"

Face à la situation, ce dernier demande aux autorités qui gèrent le réseau lyonnais de prendre des mesures simples, mais qui pourraient tuer dans l'œuf cette pratique. "Ce que nous demandons aux politiques, c'est commander des bus à surface plane à l'arrière, qu'il n'y ait pas d'accroche. C'est-à-dire, qu'on ne puisse pas y mettre les pieds, les mains et autres, que ce soit très lisse". 

Mais pour le moment, les responsables du réseau ont décidé de ne rien décider, convaincus que le phénomène restait marginal.