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NDDL : pour les femmes de gendarmes, "le danger est permanent"

Virginue Nunes, édité par D.G. - Mis à jour le

"Il y a des embuscades, on vous lance des bombes artisanales", avance Virginie, une femme de gendarme. La reprise des expulsions est prévue la semaine prochaine. 

La situation reste tendue à Notre-Dame-des-Landes . La reprise des expulsions  dans la Zad est prévue en début de semaine prochaine. Les 2.000 gendarmes présents sur place redoutent ce moment. Contraints à un devoir de réserve, les forces de l'ordre ne peuvent l’exprimer ouvertement. Virginie, une épouse de gendarme, s’est faite leur porte-parole. "Il y a des embuscades, on vous lance des bombes artisanales, vous recevez des billes d’acier où l’on met en plus de l’acide de batterie", pointe-t-elle au micro d'Europe 1. "Le soir, on les attaque encore au jet de pierres et au parpaing. Sur la Zad, on est à plus de 70 blessés, le danger est permanent", avance-t-elle. 

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L'opération de démantèlement, lancée le 9 avril dernier, a mobilisé quelque 2.500 gendarmes pour procéder à l'évacuation de 250 zadistes. Les expulsions ont donné lieu à des scènes d’affrontements entre zadistes et forces de l’ordre toute la semaine.

"Moralement, c'est difficile". Virginie met en avant l'état psychologique des gendarmes. "Moralement c’est difficile. Les nerfs doivent être solides dans ces cas-là. Le bourbier dans lequel on s’enlise commence à inquiéter beaucoup de monde", témoigne-t-elle. Pour cette dernière, la seule issue à l’enlisement est que "le gouvernement donne les moyens à la gendarmerie de pouvoir vraiment expulser ces personnes".