NDDL : après l'abandon du projet, les zadistes restent déterminés

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© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Les zadistes refusent d'évacuer le bocage de Notre-Dame-des-Landes, où certains vivent depuis plusieurs années. Avant que l'ultimatum fixé par Edouard Philippe n'arrive à expiration, place au dialogue. 
REPORTAGE

Réunis sous une grange, les zadistes de Notre-Dame-des-Landes célébraient mercredi soir, en dansant et en chantant, la décision prise par l'exécutif d'enterrer le projet de construction d'aéroport. Mais désormais, ils se préparent à faire barrage aux expulsions. 

Rester, coûte que coûte. Au micro, un organisateur donne le mot d'ordre à ses troupes : "le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage, et qui souhaitent continuer à y vivre". L'un d'eux squatte une maison ici depuis plusieurs mois : "On ne va pas partir d'ici, c'est hors de question. Plein de choses se passent ici : un marché toutes les semaines, des gens qui travaillent à la boulangerie, etc", soutient-il au micro d'Europe 1.

Jusqu'à la fin de la trêve hivernale pour négocier. Edouard Philippe, qui était hier soir l'invité de TF1, a demandé aux occupants illégaux de la zone de Notre-Dame-des-Landes de quitter les lieux d'eux-mêmes. Sinon, les expulsions commenceront à partir du 30 mars, à la fin de la trêve hivernale. Si le Premier ministre a donné aux zadistes jusqu'au printemps pour évacuer les lieux, les forces de l'ordre pourraient commencer à intervenir dans les jours qui viennent. Ils sont déjà près de 500 sur place, et devraient être deux fois plus nombreux dans les jours qui viennent. Leur mission : contrôler les abords de la zone, éviter d'éventuels affrontements entre pro et anti-aéroport, mais surtout veiller à ce que les trois principaux axes routiers soient libérés. Carcasses de voitures, pneus, palette… Tout doit être nettoyé d'ici quelques jours comme l'a réclamé Gérard Collomb, sans quoi les forces de l'ordre interviendront.

Les zadistes, eux, affirment qu'ils ne craignent pas une intervention des forces de l'ordre. Ils se disent persuadés que, plutôt que d'utiliser la force, l'Etat va tenter de négocier avec eux.

Europe 1
Par Martin Feneau, Justin Morin, édité par A.H.