Naufrage du "Grande America" : "On ne risque pas une marée noire comme il y a vingt ans", estime le maire de La Rochelle

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Pour Jean-François Fountaine, maire de La Rochelle, invité jeudi au micro de Raphaëlle Duchemin sur Europe 1, ce sont les cultures marines qui risquent le plus d'être impactées par le naufrage du navire italien "Grande America".

INTERVIEW

Deux jours après le naufrage du navire italien Grande America et la découverte d'une nappe de 10km de long approchant du littoral la vigilance est de mise sur les côtes de l'Atlantique. Un navire anti-pollution a été déployé sur la zone du naufrage et d'autres devraient prochainement le rejoindre. Mais pour l'heure, les conditions climatiques empêchent les opérations de pompage. "Actuellement à La Rochelle, il y a du vent assez fort et au large c'est très compliqué de pomper", confirme jeudi Jean-François Fountaine, le maire de La Rochelle au micro de Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. "Heureusement, il semblerait que ça s'arrange dans la nuit prochaine et demain, vendredi", précise-t-il.

"Aujourd'hui des progrès ont été faits". Selon lui, les navires anti-pollution devraient ainsi être en mesure d'extraire la nappe en mer. "Je pense qu'ils peuvent le faire. La quantité n'est pas colossale. Il faut être vigilant mais on ne risque pas une marée noire comme il y a vingt ans. L'Erika (ce pétrolier qui avait fait naufrage en décembre 1999 ndlr.) avait lâché 30.000 tonnes au large de nos côtes, là c'est plus loin et c'est 2.200 tonnes", nuance l'édile. "Aujourd'hui des progrès ont été faits. Il est possible de pomper au large, il existe des moyens de suivi pour protéger les bais et les estuaires".

La marine nationale a diffusé des images de la nappe d'hydrocarbures :

Une menace pour les cultures marines. En revanche, Jean-François Fountaine, se dit inquiet pour les cultures marines. "Nous avons à côté de la Rochelle toute la production des moules de charron, au sud ce sont les marennes d'Oléron", étaye-t-il. "Or des pollutions, même faibles, peuvent générer des dégâts. Ces métiers sont extrêmement fragiles", rappelle-t-il sur Europe 1.