Nantes : "500 ultras" attendus à la manifestation des "gilets jaunes" samedi

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Les forces de l'ordre s'attendent à la présence de 500 membres de l'ultra-gauche lors de la manifestation de samedi à Nantes.
Les forces de l'ordre s'attendent à la présence de 500 membres de l'ultra-gauche lors de la manifestation de samedi à Nantes. © FRED TANNEAU / AFP
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La préfecture de Loire-Atlantique a prévu de déployer un dispositif de sécurité hors-norme, avec notamment des contrôles routiers et ferroviaires. 

Environ "2.000 manifestants dont 500 ultras" sont attendus samedi à Nantes pour l'acte 26 des "gilets jaunes", a annoncé vendredi la préfecture de Loire-Atlantique, qui déploiera un dispositif de forces de l'ordre "jamais atteint" dans la ville depuis le début du mouvement.

"Nous anticipons demain (samedi) le rassemblement de 500 membres de l'ultra-gauche, ils ont appelé à un rassemblement massif et déterminé", a déclaré Claude d'Harcourt, le préfet de Loire-Atlantique, en conférence de presse. "Ces ultras sont des acteurs qui veulent attaquer les forces de l'ordre, les symboles de notre société c'est-à-dire nos institutions" ainsi que les acteurs économiques, a-t-il ajouté, précisant avoir été informé "d'achats dans des officines spécialisées, notamment de mortiers agricoles qui sont des armes par destination extrêmement dangereuses" car assourdissantes.

Un dispositif de sécurité inédit à Nantes

Pour le quatrième samedi consécutif, la préfecture a pris un arrêté d'interdiction de manifester dans une partie du centre-ville, mais a élargi le périmètre de restriction. Le dispositif comporte également, pour la première fois, des contrôles préventifs routiers et ferroviaires dès vendredi soir aux abords en Loire-Atlantique et dans les départements limitrophes, selon la gendarmerie. "Nous aurons un niveau de forces de l'ordre [...] jamais atteint sur Nantes depuis 25 épisodes", a souligné Claude d'Harcourt, refusant toutefois de communiquer les effectifs exacts.

"Nous demandons à ceux qui veulent manifester pacifiquement de ne pas mettre en oeuvre leur intention", afin de "ne pas donner prise à ceux qui veulent en découdre", a-t-il dit. "Je n'ai pas de restriction mentale concernant l'emploi de la force si nécessaire", a déclaré Jean-Christophe Bertrand, directeur départemental de la Sécurité publique.

 

Un appel national à manifester

De leur côté, les "gilets jaunes" ont à maintes reprises dénoncé une entrave au droit de manifester et des violences policières. Dans un communiqué jeudi, les syndicats CGT, FSU et Solidaires ont soutenu la manifestation des "gilets jaunes" à Nantes, "face à la surdité et au mépris du gouvernement" et "pour plus de justice sociale et fiscale", ont-ils écrit. Un appel national à Nantes a été lancé il y a plusieurs semaines par des "gilets jaunes" sur les réseaux sociaux. Mais le rassemblement devrait s'en tenir "au grand Ouest", selon la préfecture, un autre appel national pour Lyon ayant aussi été diffusé.