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Mouvement lycéen : à la veille de la rentrée, les jeunes partagés entre blocus et retour en classe

[© Meryl CURTAT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Les syndicats lycéens et étudiants appellent à poursuivre la mobilisation dès lundi, mais les lycéens sont partagés. Entre ceux qui veulent reprendre le blocus et ceux qui préfèrent retourner en cours, la rentrée de demain s'annonce incertaine.

Les syndicats lycéens et étudiants appellent à poursuivre la mobilisation et à bloquer leur établissement dès lundi et mardi. Ils invitent aussi les jeunes à rejoindre l'intersyndicale, qui a appelé à la grève jeudi.

La colère ne retombe pas chez les plus jeunes, mais ils sont partagés sur la poursuite du mouvement, comme constaté à Paris.

"On ne peut pas travailler dans ces conditions"

Crampons à la main, Ismaël est bien plus enthousiaste à l'idée d'aller à son entraînement de foot qu'à celle de reprendre le chemin des classes lundi. Selon lui, les revendications lycéennes n'ont pas été entendues, et il se tient prêt à reprendre les blocus. "On vit dans des trucs sales, puants, où il y a des cafards partout, et on ne peut pas travailler dans ces conditions-là si on veut avoir un avenir."

Au bord du terrain de rugby voisin, Chloé est plus partagée. "Les quelques réponses qu'on nous a données, ce n'est pas non plus quelque chose d'extraordinaire. Donc en vrai, ça dépendra de comment ça se passe. Mais ça peut être compliqué, parce que ça fait déjà plus de trois semaines que certains ne sont pas allés à l'école, et il y a les examens à la fin de l'année."

"Le blocus incite à la violence"

Pour Théo et Yôgin, au contraire, le message est passé et l'heure de reprendre les cours a sonné. "C'est bon, on a fait ce qu'on avait à faire, donc moi je suis plutôt pour qu'on retourne en cours", dit l'un. "Je ne pense pas que le blocus soit la bonne façon de le dire, parce que ça incite à la violence et on ne peut pas aller en cours", ajoute l'autre.

Pas entièrement satisfaits des solutions apportées par le gouvernement, la plupart ne savent pas encore s'ils seront dans les salles de classe ou devant les portes de leur lycée lundi matin.