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Mort de Lyhanna : vers un rapport d’inspection pointant des fautes individuelles ?

[Jérôme Chabanne / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le gouvernement doit recevoir ce lundi les rapports de l’inspection générale de la justice et de la gendarmerie nationale sur les éventuels dysfonctionnements de l'affaire Lyhanna. Ces rapports, qui seront dévoilés au public, devraient pointer du doigt des erreurs individuelles, voire des fautes.

Les rapports de l’inspection générale de la justice et de la gendarmerie nationale sur les éventuels dysfonctionnements de l'affaire Lyhanna doivent être rendus ce lundi au gouvernement, et seront dévoilés au public, comme l'a promis le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Depuis la mort de la fillette, des inspecteurs se sont rendus dans les services de justice et de gendarmerie pour tenter de comprendre les défaillances dans le traitement des plaintes visant Jérôme Barella, principal suspect dans le meurtre de Lyhanna.

Une procédure qui aurait dû être priorisée

Des erreurs individuelles, voire des fautes, devraient être pointées dans ce rapport, notamment du côté de certains magistrats du parquet d’Agen. Ils ont tardé à enregistrer une plainte pour plusieurs viols sur mineur l’été dernier alors que Jérôme Barella était clairement nommé par la victime, certificat médical à l’appui. Cette procédure n’a pas été priorisée alors qu'elle aurait dû l’être, conformément aux instructions de la Chancellerie.

L’officier de police judiciaire en charge de l'enquête a lui aussi tardé, alors que le parquet lui demandait de procéder à une garde à vue du suspect. Des erreurs individuelles, et peut-être même des fautes professionnelles, pourraient être pointées.

De possibles sanctions

Charge ensuite aux deux ministres, celui de la Justice et de l’Intérieur, d’ordonner des enquêtes administratives qui pourraient entraîner des sanctions. Avec une particularité pour Gérald Darmanin, puisque c’est le conseil supérieur de la magistrature (CSM), donc des juges, qui rendrait un avis et proposerait ou non une sanction pouvant aller du blâme jusqu’à la révocation.

Depuis trois décennies, aucun garde des Sceaux, au nom de la séparation des pouvoirs, ne s’est risqué à contrarier un avis du CSM.