Mort de George Floyd : Yannick Noah regrette "le silence" des sportifs blancs

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© Boris HORVAT / AFP
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Interrogé sur les prises de positions de certains sportifs français dans l'affaire de la mort de George Floyd, Yannick Noah a expliqué sur France 2 dimanche regretter le "silence" des sportifs blancs. "C'est une injustice qui devrait sensibiliser tout le monde" a-t-il ajouté.  

Yannick Noah, dernier vainqueur français de Roland-Garros, a regretté dimanche "le silence" des sportifs blancs, après la mort de George Floyd aux Etats-Unis qui a déclenché des manifestations à travers le monde pour protester contre les discriminations à l'encontre des Américains noirs.

"C'est une injustice qui devrait sensibiliser tout le monde"

"C'est bien que les jeunes s'en occupent mais moi ce qui me gêne c'est que ce sont tous des métis ou des noirs", a déclaré sur la chaîne de télévision France 2 l'ancien champion de tennis, interrogé sur les prises de position de ses compatriotes sportifs Gaël Monfils, Kylian Mbappé ou Jo-Wilfried Tsonga sur ce sujet. "Pourquoi ? C'est une injustice qui devrait sensibiliser tout le monde", a-t-il ajouté. Relancé sur la nécessité que "des sportifs blancs" s'engagent sur la question, il a répondu : "Oui, parce que leur silence me gêne, ça va plus loin que ça".

"Il y a aussi les jeunes blancs qui ne veulent pas vivre dans ce monde-là"

"Ce qui me rassure en tant que métis, c'est que assez rapidement on parle d'injustice, a-t-il cependant ajouté. Oui, c'est un noir, ça arrive depuis toujours, mais là tout d'un coup, il y a aussi les jeunes blancs, une jeune génération qui réalisent qu'il s'agit de leur avenir à eux, ils ne veulent pas vivre dans ce monde-là." Noah, vainqueur de Roland-Garros en 1983 et qui vient de fêter ses 60 ans, avait déjà publié la semaine dernière une photo de lui sur son compte Instagram, vêtu d'un T-shirt blanc où l'on pouvait lire "I can't breathe, #JusticeForGeorgeFloyd".

Dans la vidéo de son arrestation, on entend George Floyd, Afro-Américain de 46 ans, répéter "I can't breathe (je ne peux pas respirer)" pendant qu'un policier le plaque au sol en gardant pendant de longues minutes son genou sur son cou.