Mobilisation des jeunes pour le climat : "On ne fait pas ça pour nos enfants, on le fait pour nous, tout de suite"

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Antoine Soulas, 22 ans, a fondé le collectif "Désobéissance écolo Paris". 10:37
Antoine Soulas, 22 ans, a fondé le collectif "Désobéissance écolo Paris". © Europe 1
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Antoine Soulas, étudiant et fondateur du collectif "Désobéissance écolo Paris" appelle à des actions de lycéens et étudiants, chaque vendredi, pour alerter le gouvernement sur l'urgence climatique. 
INTERVIEW

Vendredi, des lycéens et des étudiants étaient dans la rue, à Paris, pour manifester contre l'"inaction climatique" du gouvernement. Avec plus de 200 jeunes, cette première mobilisation s'est montrée plutôt timide comparée à celles qui ont eu lieu en Belgique ou au Royaume-Uni, où des milliers de jeunes ont défilé. Antoine Soulas, 22 ans, a fondé le collectif "Désobéissance écolo Paris", qui appelait à manifester vendredi devant le ministère de la Transition écologique et solidaire.

"On ne juge pas les générations [précédentes]", explique Antoine Soulas, étudiant à l'Ecole Normale Supérieure en mathématiques et en physique. Il considère que l'état actuel de la planète est le fruit d'une "responsabilité collective". "Pour l'instant, rien n'a été fait de manière significative. Ce n'est pas simplement de la faute de nos parents, c'est aussi la nôtre", explique-t-il. "Il faut sortir de l'idée qu'on fait ça pour nos enfants, on fait ça pour nous tout de suite. Le désastre écologique arrive à grand pas." 

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Appel à des manifestations hebdomadaires. L'étudiant explique que son collectif a, chaque semaine, une revendication "très précise". "Chaque vendredi, on la publie sur Internet et si on n'a pas de réponse satisfaisante de la part du gouvernement, le vendredi suivant, on vient manifester", détaille Antoine Soulas, qui sort tout juste du ministère de la Transition écologique où la secrétaire d'État Brune Poirson est allée à la rencontre des étudiants. "On était devant le ministère aujourd'hui (vendredi) car notre première revendication était que l'État reconnaisse l'état d'urgence climatique, son inaction jusqu'à présent, et qu'il reconnaisse l'ampleur des mesures à apporter pour s'aligner sur l'accord de Paris", martèle le jeune homme.