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Mobilisation lycéenne : à Toulouse, la lassitude des élèves face aux blocages qui persistent

Alors que moins de 50 lycées étaient encore bloqués mardi sur les 3.700 établissements que compte la France, la lassitude gagne certains élèves et parents. [Matthieu RONDEL / AFP]

Alors que moins de 50 lycées étaient encore bloqués mardi sur les 3.700 établissements que compte la France, la lassitude gagne certains élèves et parents. À Toulouse, où plusieurs établissements restent mobilisés, des lycéens dénoncent des blocages qui les empêchent de reprendre normalement les cours. 

La lassitude commence à gagner les lycéens. Après plus d'un mois de mobilisation, les blocages se font de plus en plus rares en France. Mardi, moins d'une cinquantaine d'établissements étaient encore concernés sur les 3.700 lycées que compte le pays. Mais dans certains établissements, fers de lance de la contestation, une poignée d'élèves refuse toujours de laisser les cours reprendre normalement. 

C'est notamment le cas à Toulouse, où plusieurs lycées connaissent des perturbations depuis la fin du mois de septembre. Devant l'un de ces établissements, quelques jeunes continuent de bloquer l'entrée, empêchant certains de leurs camarades d'accéder aux salles de classe. 

"Ça fait plus d'un mois, on va être beaucoup en retard sur les cours" 

Olivia, qui souhaitait assister à ses cours, n'a pas pu franchir le portail. Une situation qu'elle déplore au micro d'Europe 1. "J'ai essayé d'entrer, ils n'ont pas voulu et moi, je voulais aller en cours. Il faudrait qu'ils se calment un peu des fois. Je pense quand même qu'ils en demandent beaucoup", regrette la lycéenne. 

Pour elle, les annonces du gouvernement devraient désormais permettre aux élèves de retrouver le chemin des salles de classe. "On a reçu la lettre du ministre et il a changé beaucoup de choses quand même. Donc bloquer encore et encore, ça fait plus d'un mois. Franchement, on va être beaucoup en retard sur les cours", s'inquiète-t-elle. 

La jeune fille ne remet pas en cause le droit de ses camarades à poursuivre leur mobilisation, mais conteste les méthodes employées. "Ils peuvent continuer à manifester et tout, mais pas bloquer. C'est abusé", estime-t-elle. 

Des parents dénoncent des pressions à l'entrée du lycée 

Une exaspération partagée par certains parents d'élèves. L'un d'eux évoque même des tentatives d'intimidation à l'entrée de l'établissement. "Quand je suis rentré, il y en a certains qui sont à l'entrée, qui mettent la pression à certains élèves pour les maintenir devant le portail. Certains ne veulent pas que les cours se fassent", raconte-t-il. 

Selon ce père de famille, les bloqueurs choisiraient même quels élèves peuvent accéder à l'établissement. "Ces pressions, c'est : toi, tu rentres, toi, tu ne rentres pas. Ma fille, on l'empêche de rentrer", dénonce-t-il. Il assure également que quelques enseignants participent au mouvement. 

"Vous avez les professeurs, il y en a quatre ou cinq qui sont à l'entrée. Ils participent à ce mouvement", affirme-t-il. Malgré la diminution du nombre d'établissements bloqués, les lycéens toujours mobilisés ne comptent pas abandonner leurs revendications. Ils espèrent désormais profiter de la journée nationale de mobilisation prévue ce jeudi 5 novembre pour donner un second souffle à leur mouvement.