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Mobilisation lycéenne : à Lens, un temps de parole avec le rectorat a eu lieu dans le lycée où un élève a perdu une main

Deux jours après qu'un adolescent a eu une main arrachée en ramassant une grenade à Lens, le lycée Behal a partiellement rouvert. L'IGPN est saisie de l'affaire. Ce mercredi matin, la rectrice de l'académie de Lille est venue pour échanger avec les lycéens encore traumatisés et qui estiment n'avoir pas été entendus sur leurs revendications. 

200 élèves étaient présents ce mercredi matin au lycée Behal de Lens, deux jours après le grave incident lors duquel un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée. Le choc des lycéens, mais aussi beaucoup de frustration surtout après ce temps d'échange avec la rectrice de l'académie de Lille. 

Benjamin est en classe de terminale : "Je trouve ça dommage de faire un temps de parole où, quand on s'exprime, on nous dit que ce qu'on raconte n'est pas possible. On parle d'un manque de professeurs, des bâtiments insalubres et on nous dit que ce n'est pas vrai."

"On avait plus l'impression que c'était un dialogue de sourds"

Une cellule d'écoute "sans réponse à nos revendications", ajoute cet adolescent désabusé. Certes, il y a eu des échanges avec le corps enseignant, le personnel du lycée, mais cela n'a servi à rien pour beaucoup d'élèves. 

"On avait plus l'impression que c'était un dialogue de sourds, parce que c'est toujours à plus tard. Mais non, c'est tout de suite qu'il faut faire quelque chose", dit une élève. "Le proviseur ne savait pas où se mettre. Il ne répondait pas aux questions. Et le rectorat, quand on pose des questions, il ne nous répondait pas, il divaguait sur un autre sujet", se désole un autre lycéen. 

Cet échange a été "riche, sincère et franc", selon la rectrice de l'académie de Lille. "La parole des lycéens doit être entendue", conclut-elle. Sur place, plusieurs élèves envisagent de bloquer à nouveau l'établissement d'ici la fin de la semaine.