Le préfet du Bas-Rhin a annoncé jeudi un signalement à la justice après qu'un mannequin en carton représentant un CRS a été incendié lors d'une manifestation à Strasbourg, qui a rassemblé entre 10.000 et 26.000 personnes.
Le préfet du Bas-Rhin a annoncé jeudi 5 novembre qu'il allait saisir la justice après qu'un "mannequin géant" à l'effigie d'un CRS a été brûlé en public lors de la manifestation ayant rassemblé de 10.000 à 26.000 personnes dans les rues de Strasbourg.
Le représentant de l'Etat, Amaury de Saint-Quentin, "condamne avec la plus grande fermeté" cet acte à l'encontre des hommes et des femmes qui s'engagent pour la sécurité de nos concitoyens", a-t-il indiqué dans un communiqué. "Ainsi que demandé par le ministre de l'Intérieur", le préfet "saisira la justice à travers un signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale", a-t-il ajouté.
"La haine antiflic n'a plus aucune limite"
Sur une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on voit le mannequin en carton de grande taille, portant la mention "CRS SS" sur la poitrine, s'effondrer dans les flammes sous les acclamations de la foule, certains manifestants s'écriant "ACAB" (pour "tous les flics sont des salauds").
"La haine antiflic n'a plus aucune limite", a réagi sur le réseau social X le syndicat Alliance Police nationale. "Quelle ignominie, quelle honte!", a-t-il ajouté, dénonçant "une mise en scène de la haine et de la violence contre ceux qui portent l'uniforme".
Un responsable local du parti LR dans le Bas-Rhin, Stéphane Bourhis, s'est également indigné dans un communiqué d'un "appel symbolique à la violence". Si la critique d'une "doctrine de maintien de l'ordre" est légitime en démocratie, une "ligne rouge" a été franchie selon lui avec cet "autodafé qui ne dit pas son nom".