Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Mobilisation du 5 novembre : la CGT appelle à «franchir un nouveau cap» et à faire grève

Sophie Binet a estimé que "l'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais" à partir du 5 novembre. [Ludovic MARIN / AFP]

Reçus mercredi à Matignon, les syndicats sont ressortis déçus de leur rencontre avec le Premier ministre. Sophie Binet (CGT) déplore l’absence de mesures concrètes et appelle à intensifier la mobilisation dès le 5 novembre. La CFDT réclame, elle aussi, des réponses rapides sur les salaires.

La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a estimé mercredi, à l'issue d'une réunion à Matignon, que le Premier ministre n'avait annoncé "aucune mesure" aux revendications des travailleurs et lycéens et a appelé à un "nouveau cap" dans la mobilisation.

Marylise Léon de la CFDT a, elle, jugé "impératif qu'il y ait des réponses sociales" d'ici le 5 novembre. Tous les syndicats reçus se sont dits, avec des nuances, déçus par ce rendez-vous.

"L'heure est venue de franchir un nouveau cap"

"Le Premier ministre, le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure, aucune prise en compte de nos revendications", a déclaré Sophie Binet, à l'issue d'une réunion d'environ 2h30.

Elle a estimé que "l'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais" à partir du 5 novembre, à l'occasion d'une nouvelle journée annoncée début octobre par une intersyndicale.

Samedi, la CGT sera également présente dans la rue "pour accompagner celles et ceux qui souhaitent se mobiliser, pour protéger les jeunes et les travailleurs et travailleuses qui souhaitent se mobiliser (...)", a-t-elle également annoncé. Certains organisateurs de la journée de mobilisation du 17 octobre ont appelé à un "acte II" ce jour-là, déclarant notamment une manifestation à Paris.

Pour la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon, "le rendez-vous de mobilisation, c'est le 5 novembre et d'ici là, il est impératif qu'il y ait des réponses sociales à ces attentes de l'ensemble des travailleurs qui attendent depuis (...) de nombreuses années une reconnaissance".

Elle a souligné le besoin d'apporter des réponses "dès aujourd'hui sur la question des salaires, sur la question des rémunérations des fonctionnaires", trouvant "le gouvernement pas vraiment dans le tempo".

Une réunion "très décevante"

Le président de la CFTC Cyril Chabanier a également jugé la réunion "très décevante" mais souligné que le gouvernement avait "ouvert la porte à ce qu'il y ait une discussion autour du Smic".

"La meilleure façon pour calmer les manifestations, c'est d'avoir des premières mesures qui font tomber la colère, et ça, aujourd'hui, on ne l'a pas", a-t-il constaté.

En début d'après-midi, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a indiqué lors des questions au gouvernement à l'Assemblée qu'il recevrait les organisations syndicales et patronales pour évoquer la question des salaires. "Je pense que la démocratie sociale dans ce pays peut permettre de trouver une issue à ces sujets compliqués du pouvoir d'achat", a-t-il dit.

"Je laisse toujours la chance à la discussion - le 5 novembre, ce n'est pas tout de suite", a dit pour FO Frédéric Souillot à la sortie de la réunion à Matignon, tout en soulignant la nécessité que ce travail se fasse "rapidement et qu'on reparle de Smic".

"Un calendrier et une méthode"

Côté Éducation nationale, la secrétaire générale du Snes-FSU, Sophie Vénétitay, a dit sortir de la réunion "avec un calendrier et une méthode", notamment la date de lundi pour une réunion "sur la base des remontées sur la plateforme" de concertation ouverte pour les lycéens.

"Au bout de quatre semaines de mobilisation, c'est quand même très en dessous de ce qu'on peut attendre. Ça veut dire qu'aujourd'hui, le gouvernement n'est toujours pas en mesure d'apporter des réponses concrètes à la fois aux lycéens et au personnel", a déploré Sophie Vénétitay, estimant que "ce gouvernement a trois trains de retard".