À la veille de la mobilisation du samedi 17 octobre, le gouvernement se prépare à d'éventuels débordements. Réuni en cellule interministérielle de crise, l'exécutif veut répondre aux revendications pour apaiser la colère, tout en affichant une extrême fermeté face aux violences, avec en toile de fond la crainte d'un retour des gilets jaunes.
Face au risque de débordements potentiels en marge de la mobilisation du samedi 17 octobre, le gouvernement se prépare. Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise à Beauvau, à l'initiative de Laurent Nuñez. Les maîtres-mots de l'exécutif sont l'extrême vigilance, d'abord sur le fond.
Le gouvernement regardera de près les différentes revendications en tentant d'y apporter dans les jours qui suivent les réponses les plus concrètes possibles. L'objectif, c'est de tenter d'apaiser le mouvement et d'empêcher au maximum que les colères ne s'agrègent les unes aux autres.
Une crainte de l'exécutif d'un retour des gilets jaunes
Mais l'exécutif s'attachera aussi et surtout à limiter les débordements. Laurent Nuñez a ainsi réautorisé l'usage des grenades assourdissantes qui avaient été interdites après qu'un lycéen ait eu une main arrachée à Lens (Nord) fin septembre.
"Il y aura systématiquement intervention" en cas de débordements, notamment d'atteintes aux forces de sécurité, de pillages de commerces ou de violences contre les personnes, prévient Laurent Nuñez sur France 2. Le ministre de l'Intérieur promet également de mettre un terme aux rassemblements spontanés lorsqu'ils causent un trouble à l'ordre public.
L'exécutif est donc sur le qui-vive avec la crainte réelle d'un retour des Gilets jaunes.