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Mobilisation du 17 octobre : les grenades assourdissantes pourront être utilisées en cas de violences urbaines, dit Laurent Nuñez

[Europe 1]

Les grenades assourdissantes, dont l'usage a été suspendu "pour le mouvement lycéen", pourront être utilisées en cas de "violences urbaines extrêmement graves" ce samedi 17 octobre, a indiqué ce vendredi Laurent Nuñez.

Les grenades assourdissantes, dont l'usage a été suspendu "pour le mouvement lycéen", pourront être utilisées en cas de "violences urbaines extrêmement graves" lors de la journée d'action des gilets jaunes samedi, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez vendredi.

Selon les estimations des autorités, environ entre 70.000 et 140.000 personnes devraient manifester samedi en France.

"Les instructions que j'ai passées sont très claires"

"Demain (samedi, ndlr), s'il devait y avoir des violences urbaines extrêmement graves, en marge d'un cortège ou ailleurs, évidemment, ce type d'armement peut être utilisé", a déclaré le ministre sur France 2.

"Les instructions que j'ai passées sont très claires, les policiers et les gendarmes doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes qui sont à leur disposition", a-t-il ajouté, assurant que les grenades assourdissantes ne sont jamais "utilisées en maintien de l'ordre dans une manifestation quand les choses se passent bien".

Le 7 octobre, le "premier flic de France" avait annoncé la suspension de l'usage des grenades assourdissantes, de type ASSD, après notamment qu'un manifestant de 15 ans a eu la main arrachée à Lens lors du mouvement de blocage des lycées.

Une suspension "uniquement pour le mouvement lycéen, le temps de comprendre ce qui s'est passé", avait alors précisé Laurent Nuñez.

Une journée de mobilisation à travers le pays

Les gilets jaunes ont annoncé un millier d'actions contre la vie chère samedi. Les principales organisations de jeunesse mobilisées depuis mi-septembre pour de meilleures conditions d'apprentissage et contre Parcoursup ont appelé à rejoindre cette mobilisation.

"S'il devait y avoir des affrontements graves et lourds, tous les types d'armes intermédiaires pourraient être utilisés", a prévenu vendredi Laurent Nuñez.

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que "250 manifestations et 80 cortèges doivent être autorisés" et "un peu plus d'une quarantaine de manifestations déclarées", évoquant plusieurs types d'actions : des "rassemblements spontanés", des "manifestations de voie publique", ainsi que "des blocages".