Michaël Blanc est arrivé à Genève après 19 ans en Indonésie pour trafic de drogue

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Michaël Blanc, Indonésie, aéroport crédit : HANDOUT / IMMIGRATION AGENCY INDONESIA / AFP - 1280
Michaël Blanc est parti de Jakarta samedi. © HANDOUT / IMMIGRATION AGENCY INDONESIA / AFP
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L'ancien cuisinier savoyard Michaël Blanc a atterri à l'aéroport de Genève, en Suisse, dimanche. Il a passé 19 ans en Indonésie, en prison ou sous contrôle judiciaire, après avoir été condamné pour trafic de drogue.

Le Français Michaël Blanc est arrivé dimanche matin à l'aéroport de Genève, après presque 19 ans de rétention en Indonésie pour trafic de drogue, a affirmé Martial Saddier, ancien maire de sa ville natale de Bonneville (Haute-Savoie).

Une escale en Suisse avant la France. "Il a bien atterri à Genève", a déclaré l'actuel député de Haute-Savoie, proche de la famille et très investi dans ce dossier. Il a précisé  que l'ancien détenu, âgé aujourd'hui de 45 ans, allait rester dans un endroit tenu secret "pendant quelques jours, afin d'avoir un sas de décompression avant des apparitions publiques".

Après 14 ans de prison puis cinq sous contrôle judiciaire dans ce pays prisé des touristes, Michaël Blanc est arrivé dimanche matin à l'aéroport de Genève, en Suisse, accompagné par sa mère, Hélène Le Touzey, qui a œuvré sans relâche pour sa libération. 

Retenu 19 ans sur le sol indonésien. En 1999, âgé de 26 ans à l'époque, ce cuisinier devenu globe-trotter avait posé ses bagages sur l'île touristique de Bali pour devenir moniteur de plongée. Sa vie bascule un jour de décembre quand il est arrêté à l'aéroport avec 3,8 kilos de haschisch dans des bouteilles. Il explique qu'un ami les lui a confiées pour les transporter mais ne convainc pas la justice de ce pays dont la législation antidrogue est parmi les plus sévères au monde.

L'année suivante, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, échappant de justesse à la peine de mort. En 2009, le Français bénéficie d'une grâce présidentielle partielle, sa peine étant commuée en 20 ans d'emprisonnement. Sa libération conditionnelle en 2014 lui interdit de quitter l'Indonésie avant la fin de sa peine, soit le 21 juillet 2017, et au terme d'une année supplémentaire de probation achevée samedi.