Meurtre d’Angélique : le suspect mis en examen pour meurtre, viol et séquestration

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David R., suspecté du meurtre d'Angélique, a été mis en examen lundi pour meurtre, viol et séquestration sur mineur de 15 ans, et placé en détention provisoire. 

L'homme de 45 ans suspecté du meurtre d’Angélique a été mis en examen lundi pour meurtre, viol et séquestration sur mineur de 15 ans, et placé en détention provisoire, a appris Europe 1 de source judiciaire.

Il reconnaît les faits. Après deux jours de garde à vue, David R. a été présenté lundi à la justice. Devant les enquêteurs, il a rapidement reconnu les faits et livré un récit glaçant du viol et du meurtre de l’adolescente. Disparue depuis mercredi, le corps d’Angélique, 13 ans, a été retrouvé dimanche sur un chemin forestier à Quesnoy-sur-Deûle dans le Nord, une commune voisine de Wambrechies où elle vivait avec ses parents.

Il exprime des regrets. La mort d'Angélique est liée à une "asphyxie traumatique", a indiqué plus tôt lundi le procureur Thierry Pocquet du Haut-Jussé. Le suspect a exprimé beaucoup de regrets, a en outre rapporté le procureur : dans des lettres écrites après son crime et adressées à sa famille, "il parle de troubles, de pulsions, de choses de sa vie qui sont en désordre". Ce père de deux enfants, chauffeur de bus de profession, a expliqué aux enquêteurs que lors de son jour de repos, mercredi, en l'absence de sa famille partie en vacances, il est passé devant le jardin où jouait la jeune fille, une ancienne voisine qu'il connaissait. "Il dit qu'il a eu envie d'elle et de la ramener chez lui : il dit 'c'était plus fort que moi, j'étais comme dans un état second'", a relaté le procureur. 

RETOUR SUR : Angélique, 13 ans, était partie "rejoindre des copines"

Déjà condamnéCondamné en 1996 pour "viol avec arme", "attentats à la pudeur aggravés" et "vol avec violence", David R. était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles mais n'était pas soumis à une obligation de soins. Depuis, le suspect "respecte globalement les obligations que cette inscription (au FIJAIS, ndlr) entraîne, c'est-à-dire une présentation tous les ans aux services de police et le signalement de ses changements d'adresse", a ajouté Thierry Pocquet du Haut-Jussé. "Le fichier a été extrêmement utile pour nous parce qu'il a la particularité d'avoir l'historique des domiciles et donc en recherchant sur Wambrechies on a trouvé cette personne et nous nous sommes rendus compte qu'elle habitait (autrefois) dans le même immeuble que la petite Angélique", a pour sa part affirmé le directeur régional de la PJ Romuald Muller.