Meurtre d'Alexia : Jonathann Daval demande "pardon" avant le début du délibéré

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La cour d'assises de la Haute-Saône s'est retirée samedi pour délibérer sur le meurtre d'Alexia.
La cour d'assises de la Haute-Saône s'est retirée samedi pour délibérer sur le meurtre d'Alexia. © PATRICK HERTZOG / AFP
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Jugé depuis lundi pour le meurtre de sa femme Alexia, Jonathann Daval a demandé "pardon" aux parties civiles à deux reprises, samedi, avant que la cour d'assises de la Haute-Saône ne se retire pour délibérer et après la plaidoirie virulente d'un de ses avocats. Le verdict est attendu en fin d'après-midi ou dans la soirée.

Jonathann Daval, jugé depuis lundi pour le meurtre de sa femme Alexia qu'il reconnaît, a demande à deux reprises "pardon" samedi aux parties civiles, avant que la cour d'assises de la Haute-Saône ne se retire pour délibérer. Invité par le président de la Cour Matthieu Husson à s'exprimer une dernière fois, Jonathann Daval, le regard tourné vers les parents d'Alexia et après un bref silence, a déclaré "pardon, pardon".

Pour l'avocat de Jonathann Daval, "c'est ce qu'on appelle 'un coup de sang'"

Ce meurtre n'était "pas prémédité, pas réfléchi, c'est ce qu'on appelle 'un coup de sang'", a lancé samedi Me Randall Schwerdorffer, l'un des trois avocats de Jonathann Daval, qui a plaidé une violente dispute entre les deux époux, aux prises avec d'importants problèmes de couple : troubles de l'érection pour lui, désir d'enfant inassouvi pour elle, d'où de lourdes difficultés de communication entre les deux. Cette dispute, elle a éclaté parce que, contrairement à son habitude, Jonathann "n'a pas pu fuir". "Alexia, le retient, il y a confrontation", a avancé le conseil, qui a rejeté l'hypothèse d'une séparation voulue par Alexia et que Jonathann n'aurait pas supportée, thèse soutenue par les parties civiles et l'avocat général.

Le verdict attendu dans la journée

"Il n'a pas été renvoyé pour assassinat", a-t-il ajouté, exhortant encore les jurés à ne pas suivre l'avocat général qui avait réclamé un peu plus tôt la réclusion criminelle à perpétuité, "peine d'élimination sociale", selon Me Schwerdorffer. "Jonathann est effectivement un criminel. Il ne le conteste pas, vous allez le juger. Mais un jugement ce n'est pas une vengeance. Ce qu'on vous réclame, sur les bancs des parties civiles, c'est une vengeance, à cause des médias, des mensonges, parce qu'il a trahi ses beaux-parents", a-t-il insisté.

Le verdict est attendu en fin d'après-midi ou dans la soirée.