Menaces, "incivilités" et agressions : les violences envers les enseignants en hausse

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Le "Journal du Dimanche" publie un baromètre recensant les incidents dénoncés par les enseignants l'an dernier (photo d'illustration).
Le "Journal du Dimanche" publie un baromètre recensant les incidents dénoncés par les enseignants l'an dernier (photo d'illustration). © FRANK PERRY / AFP
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Le "Journal du Dimanche" dévoile le baromètre annuel de la Fédération des autonomes de solidarité laïque (FAS), qui recense les litiges survenus durant l'année scolaire 2017-2018. 

Le rapport intervient six mois après l'agression d'une enseignante braquée avec une arme factice à Créteil, et la promesse de Jean-Michel Blanquer d'un plan pour lutter contre les violences à l'école. Le JDD publie dimanche le baromètre annuel de la Fédération des autonomes de solidarité laïque (FAS), association recensant les litiges qui impliquent les enseignants. Au cours de l'année 2017-2018, le nombre de dossiers de protection juridique ouverts a augmenté de 7%. 

"Les petites violences répétées". "On ne peut pas présenter l'école comme un lieu d'insécurité permanente", tempère cependant Vincent Bouba, secrétaire général de la FAS, pointant la faible part des agressions physiques au sein de ces litiges. "Ce qui mine le moral des enseignants, ce sont les incivilités, les petites violences répétées", estime-t-il. Ceux-ci se multiplient avant les vacances scolaires, lorsque la fatigue s'accumule, selon l'association.

"Des conflits avec les parents". Les cas recensés par la FAS concernent des enseignants menacés à l'issue d'un conseil de classe défavorable, mais aussi des litiges liés à l'accueil d'enfants en situation de handicap. "La loi de 2005 garantit l'accès à l'école pour tous les enfants, ce qui est formidable", explique Vincent Bouba. "Mais les instituteurs ne disposent pas toujours de moyens suffisants pour réussir leur inclusion, ce qui peut générer des conflits avec les parents."

Dans 55% des cas étudiés par l'association, les agresseurs sont les responsables légaux des enfants. Dans 22% des cas, il s'agit des élèves. "Les enseignants en difficulté hésitent à en parler à leur hiérarchie, ils ont peut-être le sentiment d'être en échec" note la FAS. "Ils préfèrent se confier aux bénévoles de l'association". Celle-ci reçoit près de 5.000 appels de professionnels de l'éducation chaque année. 

 

 

Europe 1
Par Europe1.fr