Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Marseille : un camion de pompiers et un bus pris pour cibles lors de la mobilisation lycéenne

À Marseille, un camion de pompiers a été pris pour cible. [Miguel MEDINA / AFP]

Alors que la mobilisation lycéenne s’étend à travers la France, les violences se multiplient. À Nantes, un lycée a été incendié tandis qu’à Marseille, un camion de pompiers a été pris pour cible. Une quarantaine de personnes ont été interpellées.

Un millier de lycées sur les près de 4.000 que compte le pays étaient donc concernés par le mouvement de contestation jeudi. Un mouvement qui s’amplifie, jusqu’à devenir hors de contrôle par endroits. Scène de guérilla urbaine à Nantes, où le hall d’un lycée tout neuf a été incendié. À Marseille, c’est un camion de pompiers qui a été pris pour cible.

Des meneurs trop bien préparés

Les images ont de quoi choquer. Sur une vidéo, on voit un camion de pompiers en feu, un casseur s’acharne sur le pare-brise et un autre, le visage dissimulé, se pavane, une veste de marin-pompier sur les épaules.

Près de ce lycée des quartiers nord, le même sort est réservé à un bus. Et dans le centre-ville, la porte d’un lycée a été calcinée, témoigne cet élève. "Ils ont mis le feu avec une substance, de l’essence. Ils ont mis ça dans une bouteille, ont mis de l’essence et ont jeté dans les poubelles. Et en fait, ça a brûlé ici, toute la porte d’entrée", se rappelle-t-il.

Une quarantaine d’interpellations au total et des meneurs "trop bien préparés", au goût d’Arnaud Blaise, délégué syndical Un1té, qui doute que tous soient des lycéens. "Il y a certainement eu une organisation en amont puisqu’on a constaté des rassemblements d’individus depuis trois heures et demie ce matin à peu près. Ils sont tous quasiment cagoulés, il y a des cocktails Molotov qui ont été préparés. On peut se poser des questions quant à savoir s’il n’y a que des lycéens", s’interroge-t-il. Au moins dix policiers ont été pris pour cibles et blessés dans le département.