La nouvelle journée de mobilisation dans les lycées a été marquée par de nouveaux débordements. À Lille, Rennes ou encore Bordeaux, les affrontements avec les forces de l’ordre ont été nombreux et des dégradations ont été signalées.
La contestation lycéenne s'étend et marque sa montée en violence. Ce mercredi, près de 83 policiers ont été blessés, contre 48 la veille. Le nombre d’établissements bloqués augmente lui aussi, pour dépasser les 350.
Partout ou presque, les mêmes images de dégradations et parfois d’affrontements, à l’image du lycée Émile-Zola à Wattrelos, près de Lille, où une voiture-bélier en feu a été projetée contre les grilles de l’établissement.
Un immeuble endommagé à Bordeaux, un lycée saccagé à Rennes
À Lille, dans la capitale des Hauts-de-France, la police a dispersé des lycéens qui bloquaient leur établissement et avaient déclenché des feux sur la chaussée. À Bordeaux, une centaine de jeunes ont bloqué le lycée Gustave-Eiffel pour dénoncer des classes surchargées, le manque d’enseignants et la vétusté des bâtiments. Des mortiers d’artifice ont été tirés, des poubelles incendiées et un immeuble voisin endommagé.
Autre exemple à Rennes, où le lycée professionnel Coëtlogon a été le théâtre d’une flambée de violence. L’infirmerie, le foyer et la cantine y ont été saccagés. À Rennes, la contestation a également gagné l’université ce mercredi. Et c’est bien l’objectif affiché par les lycéens : à partir de ce jeudi, ils annoncent l’acte 2, avec une mobilisation commune avec les étudiants.