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Stéphane Frangi, édité par Rémi Duchemin , modifié à
Deux policiers marseillais ont contrôlé mercredi un homme en excès de vitesse sur sa moto dans le 10ème arrondissement de Marseille. Très nerveux, l’homme a affirmé que sa femme était sur le point d’accoucher. Une excuse maintes fois entendue qui était cette fois bel et bien vraie. Et tout s’est joué à la minute près.

C’est un accouchement hors du commun qui a eu lieu mercredi à Marseille. Un accouchement qui implique… des policiers de la BAC. Tout commence avec un contrôle routier une excuse mille fois entendues. Sauf que cette fois, le coup du bébé qui arrive était tout sauf inventé.

Interpellé sur sa moto pour excès de vitesse et pour plusieurs infractions au Code de la route par des policiers qui le suivaient depuis plusieurs minutes, Akram assure avoir une bonne excuse. "J’ai ma femme qui m’a appelé en m’expliquant l’accouchement a commencé, que c’est imminent. Elle me dit ‘le petit va arriver, t’es où ? Comment ça se fait que t’es pas là, tu me laisse seule’", raconte l’homme à Europe 1. "Paniqué complet, je fonce en direction de la maison pour l’emmener à l’hôpital". C’est pendant ce trajet qu’il commet plusieurs infractions, avant d’être arrêté au pied de son domicile.

"Effectivement, quand on a vu son épouse arriver..."

D’abord sceptiques, Cédric et Mickaël, les deux équipiers de la BAC se rendent à l’évidence quand la future maman apparaît. "Il nous sort l’excuse de la femme enceinte comme ça arrive très souvent", raconte l’un des policiers. "Effectivement, quand on a vu son épouse arriver, quand elle est descendue de chez elle le ventre tout gonflé et ne tenant pas tout à fait debout, se tenant contre la voiture, on comprend qu’il y a une urgence", complète son équipier.

Pas une minute à perdre donc pour les agents. "On prend la décision de les escorter. J’ai pris le volant de la voiture du papa, Cédric m’a ouvert la route et on a roulé le plus rapidement possible", explique Mickaël. Malgré cette prise en charge, le stress reste maximal pour les futurs parents. "Stupéfait, je me retrouve à l’arrière, un policier qui conduit ma caisse, un autre policer qui lui fait la route, ça va très vite, ils prennent tous les risque, voies de bus, sens interdits, pour aller le plus vite possible", raconte un Akram encore sous le choc.

"Ma femme a commencé à accoucher dans la voiture, donc on voyait la tête"

Et effectivement, il ne fallait pas perdre de temps. "Faut savoir que ma femme a commencé à accoucher dans la voiture, donc on voyait la tête et elle criait, elle poussait", affirme le jeune homme. "Grâce à eux, ça s’est joué vraiment à une minute près. Elle a accouché sur le brancard en rentrant dans la clinique."

 

Et le fin mot de cette histoire, c’est une petit Alyah, 2,8 kilos, et le cœur déjà bien accroché.