À Marseille, les beaux jours riment avec nuisances sonores et excès de vitesse sur le littoral. Dans certains quartiers du bord de mer, riverains et associations dénoncent des comportements dangereux devenus quasi quotidiens, malgré des contrôles policiers renforcés et l’arrivée de nouveaux dispositifs de surveillance.
Des conducteurs ivres de vitesse, en deux-roues comme en voiture. S’il ne cesse jamais vraiment, le phénomène prend de l’ampleur avec l’arrivée des beaux jours, notamment sur le littoral, comme à Marseille, où les boulevards et routes sinueuses attirent les chauffards.
À la nuit tombée, aux beaux jours, c’est toujours la même musique sur le front de mer. Les riverains sont à bout. "Ça peut commencer à 22h jusqu’à 7h du matin. C’est très, très fort, ça empêche de dormir, même avec des boules Quies. Et on ne parle que de ça dans l’immeuble. En fait, ici, je pense que c’est l’endroit où ils accélèrent. Mon proprio a investi 6.000 € dans des vitres phoniques. Et même avec ça, on entend tout", témoigne Romain, qui habite dans le quartier de la Pointe-Rouge, juste en face de la mer.
La voie publique devient un circuit de courses
De grandes lignes droites puis une petite route aux virages serrés : la voie publique devient un circuit de course, se désole Romain Garoute, le président du CIQ des Goudes. "Ce sont de beaux virages, mais dangereux. Vous avez vite fait de vous rater. Le soir, ça passe à fond, ça monte en haut sur un parking qui aujourd’hui est délaissé", déplore-t-il.
Face à cela, la réponse policière se fait sentir avant l’été avec une multiplication des contrôles, aidée par les drones de la brigade des moyens aériens. "Alors là, on balaye tout le front de mer à la recherche de motos qui feraient des roues arrière ou de véhicules à quatre roues qui feraient n’importe quoi. On a une vue assez large, des zooms assez puissants. On essaie de s’adapter à la société", explique ce major de police de la DIPN 13.
Déjà, une soixantaine d’interpellations ont été réalisées selon le préfet, qui attend beaucoup du durcissement des sanctions prévu par le projet de loi RIPOST.