Marketing mensonger, traces de pesticides... Faut-il encore boire du thé industriel ?

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Fanny Agostini ne consomme plus de thé vendu en grande distribution. Photo d'illustration. 2:24
Fanny Agostini ne consomme plus de thé vendu en grande distribution. Photo d'illustration. © Pixabay
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Dans sa chronique "Notre planète", Fanny Agostini explique privilégier désormais des plantes de son jardin pour concocter son thé ou ses infusions. Car selon elle, et selon plusieurs associations, le thé industriel contient des traces de pesticides. 

Tous les matins, dans sa chronique "Notre planète", Fanny Agostini nous raconte son quotidien dans sa ferme pédagogique installée à Boisset en Haute-Loire. Mardi, la journaliste nous explique pourquoi elle a désormais décidé d'éviter les thés ou infusions disponibles dans la grande distribution, pour privilégier plutôt les plantes de son jardin. 

Le serpolet est une plante très commune qu'on appelle aussi le thym sauvage. J'en ai autour de chez moi, tout comme de l'achillée millefeuile et de ma mélisse. J'en trouve partout autour de la maison, et j'en consomme sans modération en infusion au lieu de celles que je trouvais dans la grande distribution. 

Pourquoi ce changement ? Parce que les allégations santé mentionnés sur les emballages, comme "digestion", "sommeil", "minceur", ne tiennent pas leurs promesses. On nous vend souvent du vent, et même de l'intox pour du détox. Ce qui m'a fait évoluer, c'est notamment la rencontre avec l'ex-DG d'une très grande marque de thé français aujourd'hui reconverti dans les infusions qui respectent le processus de concentration des actifs de la plante. Son principal souci, après avoir eu le sentiment de ne pas toujours respecter le consommateur, est de proposer des produits ayant un impact bien meilleur sur la santé humaine. 

Des résidus de pesticides dans le thé industriel

L'entreprise, nommée Diffusence et située en Haute-Loire, joue la transparence totale sur les thés et les infusions qu'elle propose. Et tant mieux, car avec le boom phénoménal du thé ces 20 dernières années, avec une consommation qui a triplé, on est en droit de se demander ce qu'il se passe vraiment quand on verse de l'eau bouillante sur un sachet. 

Car les thés et les infusions, même bio, contiennent des résidus de métaux lourds et de pesticides. L'association 60 millions de consommateurs a passé au crible 26 marques de thé commercialisées, et toutes sont concernées par ces substances non désirables, y compris des thés biologiques. Dans un seul thé, 17 traces de pesticides différents ont été retrouvées. D'où l'importance de prêter attention à ce qu'un boit, pour ne pas que ce breuvage quotidien ne devienne un poison. 

Europe 1
Par Fanny Agostini