Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Marc Bloch : comment va se dérouler la cérémonie de panthéonisation de l'historien et de son épouse organisée ce mardi ?

Marc Bloch : comment va se dérouler la cérémonie de panthéonisation de l'historien et de son épouse organisée ce mardi ? [Adnan Farzat / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Ce mardi, Marc Bloch sera le premier historien à faire son entrée au Panthéon. 82 ans après son exécution par les Allemands, ce résistant, soldat de la Première Guerre mondiale et auteur de "L'Étrange Défaite", publié en 1946 à titre posthume, sera honoré, tout comme sa femme Simonne, par Emmanuel Macron. Une sixième panthéonisation voulue par le chef de l'État depuis 2017. 

Le président Emmanuel Macron a souhaité rendre hommage tant à l'héritage intellectuel qu'à l'engagement de Marc Bloch. Ce mardi, il deviendra le premier historien à faire son entrée au Panthéon, 82 ans après son exécution par les Allemands, accompagné par son épouse. 

Les deux cercueils remonteront la rue Soufflot, face au Panthéon, jusqu'au pied du monument où se tiendra la cérémonie. Plusieurs tableaux résumeront alors la vie de Marc Bloch et celle de son épouse, Simonne. 

"Un grand historien, qui pense l'histoire en républicain et en laïc"

Une vie marquée par la guerre de 14, puis l'entrée en Résistance en 1942 après avoir été victime des lois de Vichy sur le statut des Juifs. Deux ans plus tôt, l'historien raconte la faillite de l'armée et l'échec moral des élites dans L'Étrange défaite, récit publié à titre posthume et passé à la postérité. 

L'Élysée salue à la fois "un grand historien, qui pense l'histoire en républicain et en laïc", mais aussi le résistant. Les deux cercueils cénotaphes, qui ne comportent donc pas les corps, reposeront dans le caveau XIII du Panthéon, surnommé le caveau "Macron", puisqu'y sont déjà entrés Missak Manouchian, son épouse Mélinée, mais aussi Maurice Genevoix et Joséphine Baker, également panthéonisés par le chef de l'État. 

Le président de la République prononcera alors un discours en hommage à celui qui fut arrêté et torturé par des collaborationnistes français puis fusillé le 16 juin 1944 par la Gestapo. Il aurait alors prononcé ces trois derniers mots : "Vive la France".