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Manifestation du 31 octobre : les commerçants inquiets face à la chute de leur activité

À l'approche des fêtes de fin d'année, la lassitude et l'inquiétude grandissent chez les commerçants du centre de Paris, confrontés à la baisse de leur chiffre d'affaires et à des violences répétées en marge des manifestations. Ils se préparent à la journée de mobilisation du 31 octobre avec appréhension. [Eric Broncard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À l'approche des fêtes de fin d'année, la lassitude et l'inquiétude grandissent chez les commerçants du centre de Paris, confrontés à la baisse de leur chiffre d'affaires et à des violences répétées en marge des manifestations. Ils se préparent à la journée de mobilisation du 31 octobre avec appréhension.

Dans le centre de Paris, la crainte d'un nouveau samedi noir pèse sur les commerçants. Depuis deux semaines, chaque journée de mobilisation et de manifestation éloigne un peu plus la clientèle des boutiques, une baisse de la fréquentation critique à l'approche des fêtes de Noël. Au bilan national, le secteur déplore déjà 2.500 boutiques dégradées, dont 1.500 ont été victimes de pillages.

Sur le terrain, l'inquiétude et la lassitude prévalent face à la chute de l'activité, comme le témoigne un vendeur de vêtements : "Nous, ça nous a impactés. Normalement, en fin de semaine et fin de mois, on devrait avoir des chiffres qui montent et là, ça va à la baisse. Depuis ce qui s'est passé, les rues sont vides, on n'a plus de clients. Déjà, de base, ça ne tourne pas fort. Alors maintenant, on subit". 

"Je compte sur la police"

Face à la dégradation de leur chiffre d'affaires et aux risques d'actes de vandalisme, certains professionnels s'organisent par leurs propres moyens. C'est le cas d'une bijoutière dont la vitrine a été fracturée deux semaines plus tôt : "On s'est mobilisés avec tous les commerçants de la rue pour mettre un service de sécurité, de vigile, en plus de tout ce qu'on a déjà mis en place, comme des planches de bois, le remplacement du rideau de fer etc".

D'autres commerçants n'ont pas les moyens d'investir dans une sécurité privée et s'en remettent aux forces de l'ordre pour protéger leur activité. Stéphane, gérant d'un magasin de vélos, alerte sur la fragilité de sa situation financière tout en saluant l'action des policiers : "Notre trésorerie est vraiment impactée, ça va vite être problématique. Donc je compte sur la police. Pour avoir discuté avec eux samedi dernier, ils ont les ordres, je pense qu'ils font leur travail comme il faut, parce que ce sont des gens formidables, on est de tout cœur avec eux également".

Il espère que les manifestations prennent fin rapidement pour retrouver une activité normale.