Manifestation des anti-PMA : "Un enfant ce n’est pas un droit, c’est un don"

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Les anti-PMA étaient plusieurs milliers à manifester dimanche à Paris. 1:53
Les anti-PMA étaient plusieurs milliers à manifester dimanche à Paris. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Plus de 26.000 personnes ont défilé dimanche à Paris contre l’ouverture de la PMA. Les manifestants, interrogés par Europe 1, continue de réclamer le retrait du projet de loi bioéthique, examiné à partir de mardi au Sénat.

"Liberté, égalité paternité", ou encore "Papa où t’es ?" Plus de 26.000 opposants à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ont défilé dimanche à Paris, soit trois fois moins que lors de la précédente manifestation en octobre dernier. Malgré cette baisse de mobilisation, les anti-PMA ne désarment pas et continuent de réclamer le retrait projet de loi bioéthique, examiné à partir de mardi au Sénat.   

"Nous défendons les valeurs de la famille"

Les drapeaux et les pancartes se sont agités face à la scène, dressée pour l’occasion place de l’Opéra à Paris. Des hommes, des femmes et des familles ont marché depuis le pont de l’Alma, point de départ de la manifestation. "Un enfant ce n’est pas un droit, c’est un don. Nous défendons les valeurs de la famille. La nature a fait qu’une famille est composée d’un papa et d’une maman. Ce n’est pas parce qu’à l’étranger c’est autorisé qu’il faut être des moutons de Panurge, et se jeter dans le précipice", s’indigne François, venu en bus depuis l’Auvergne.

Le collectif Marchons enfants, composé de 22 associations, est à l’origine du mouvement. Parmi eux, la Manif pour tous continue de réclamer le retrait du projet de loi bioéthique. "Nous serons présents à chaque étape du débat parlementaire pour exiger le retrait de ce projet de loi. La PMA est un acte médical permettant aux femmes souffrant d’infertilité d’avoir accès à une filiation, grâce à cette technique. C’est un détournement de la médecine. Je ne connais personne dans mon entourage qui me dit qu’il a eu de la chance de ne pas avoir connu son père", critique Albéric Dumont, vice-président de la Manif pour tous. S’ils n’obtiennent pas gain de cause, les manifestants pourraient retourner dans la rue dans les mois à venir.