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Lycées : le gouvernement promet des sanctions quand l'accès aux salles est compromis

Un blocage devant le lycée Henri IV à Paris le 3 novembre 2026. [Eric Broncard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Alors que les blocages se poursuivent dans les établissements, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray hausse le ton. Affirmant ce vendredi qu'interdire l'accès aux classes est  "illégal", le ministre promet des sanctions fermes à l'encontre des élèves mobilisés pour faire cesser les perturbations.

Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, a affirmé vendredi qu'interdire l'accès aux salles de classe comme le font certains élèves dans le cadre du mouvement lycéen est "illégal", promettant des "sanctions".

"Nos élèves ont besoin d'étudier", a martelé le ministre en déplacement dans un lycée à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), aux côtés de la présidente du conseil régional d’Île-de-France, Valérie Pécresse. 

Bataille des chiffres

"Il y a, à peu près, 0,5% de lycées qui font l'objet de blocages ce matin, dont des élèves qui maintenant, a l'intérieur des établissements, tentent d'interdire à leurs camarades l'accès aux salles de cours. Je rappelle que c'est illégal, (...) il y aura des sanctions", a affirmé le ministre.

Ce chiffre correspond à une vingtaine d'établissements bloqués sur les quelque 3.700 que compte la France, soit deux fois moins que mardi, jour d'appel national au blocage des lycées et des facs. Le ministère et les organisations lycéennes se livrent toutefois à une bataille de chiffres: selon l'Union syndicale lycéenne (USL), il y avait mardi 500 établissements bloqués sur l'ensemble du territoire.

Jeudi, à l'occasion de la journée nationale de grève et de manifestations interprofessionnelles, près d'un millier de lycées ont été bloqués ou fermés administrativement, le Snes-FSU, principal syndicat du second degré, quand Matignon n'en a décompté que 81.

Le ministre a de nouveau apporté vendredi son "soutien inconditionnel" au personnel de l'Education nationale notamment les proviseurs, et tous ceux "qui ont été victimes d'atteintes à leur intégrité physique ou de menaces ou d'intimidation ces derniers jours et ces dernières semaines", depuis le début du mouvement lycéen à la mi-septembre.