Lycéens blessés : 200 personnalités appellent au retrait immédiat du flashball

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Le flashball, aussi appelé "gomme-cogne", est accusé d'avoir provoqué un décès en 2010. Photo d'illustration.
Le flashball, aussi appelé "gomme-cogne", est accusé d'avoir provoqué un décès en 2010. Photo d'illustration. © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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Dans une tribune publiée sur le site de "Libération", ces 200 personnalités se disent "profondément choqués de l'usage des 'armes intermédiaires' par des policiers contre des manifestants lycéens".

Quelque 200 personnalités, dont plusieurs députés de l'opposition de gauche, ont appelé vendredi le gouvernement à cesser "immédiatement" d'utiliser des lanceurs de balles automatiques (flash-ball) pour réprimer les manifestations, en se déclarant "profondément choquées" qu'ils aient blessé des lycéens à la tête ces derniers jours.

Les ados, "pas des cobayes". "Les ados ne sont pas des cobayes du maintien de l'ordre (…) Nous demandons au ministre de l'Intérieur de retirer immédiatement, à titre conservatoire, les lanceurs de balles de la dotation" des forces de l'ordre, s'indigne ce collectif où figurent notamment le chef de la France Insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, plusieurs autres députés LFI, mais aussi des écrivains, cinéastes, sociologues et historiens. Les députés LFI ont annoncé vendredi avoir déposé une demande de commission d'enquête parlementaire sur la "violence contre des lycéens". "Nous sommes profondément choqués de l'usage des 'armes intermédiaires' par des policiers contre des manifestants lycéens", écrivent ces personnalités dans cette tribune publiée sur le site internet de Libération.

Cinq lycéens blessés en région parisienne. Le flash-ball, appelé aussi "gomme-cogne", est accusé d'avoir provoqué un décès en 2010 et plusieurs blessures graves ces dernières années. Il a blessé plusieurs manifestants ces dernières semaines lors des mobilisations de "gilets jaunes", dont un homme il y a une semaine à Toulouse et qui était toujours dans le coma vendredi. Vendredi matin, cinq lycéens ont été légèrement blessés par flash-ball dans l'Essonne et le Val-de-Marne, selon des sources proches de l'enquête.