Près de 2.000 chauffeurs de taxi sont attendus jeudi entre Paris et l’aéroport Charles-de-Gaulle pour dénoncer la concurrence jugée déloyale des VTC. Le collectif Team Taxi réclame davantage de contrôles et une régulation des plateformes.
Le collectif Team Taxi appelle les chauffeurs à manifester jeudi pour dénoncer la concurrence jugée déloyale des VTC dans les aéroports parisiens et réclamer un renforcement des contrôles, dans le but de faire réagir l'Etat face à la dégradation de leurs conditions de travail.
Les organisateurs tablent sur quelque 2.000 chauffeurs. Le mouvement, annoncé comme "reconductible" jusqu'à samedi, partira à l'aube de la Porte Maillot vers l'aéroport Charles de Gaulle. Team Taxi veut pousser l'État à "reprendre les rênes" face à des plateformes de VTC accusées d'avoir instauré une forme d'"anarchie" dans le secteur du transport de personnes.
Le collectif demande la mise en place immédiate de "zones blanches"
"On a un État qui nous asphyxie au niveau du carburant et des charges et de l'autre côté qui ne veut pas réguler des plateformes qui sont en roue libre et qui livrent la profession à un chaos total", dénonce Walid Hanida, président de Team Taxi, joint par l'AFP. Concrètement, le collectif demande la mise en place immédiate de "zones blanches" afin d'y empêcher les plateformes VTC d'attribuer des courses dans certaines zones et "couper court à la maraude illégale".
Il réclame également des "contrôles stricts des cartes professionnelles et signalétiques VTC" et le retour des "gilets bleus, c'est-à-dire un personnel chargé de l'information dans les terminaux "pour guider les clients vers les flux légaux et éradiquer définitivement le racolage". "Ce n'est pas une guerre VTC-taxi", assure Walid Hanida.
On a créé une brèche à travers le VTC et tout cela est orchestré par les plateformes numériques". En outre, le collectif demande une refonte totale de la répartition des chauffeurs dans les terminaux. Selon Walid Hanida, l'encombrement des zones aéroportuaires crée aujourd'hui "une congestion complètement folle" et "une insécurité complètement folle".