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Barthélémy Philippe / Crédit photo : Éric FEFERBERG/AFP , modifié à
Les JO ont réveillé les syndicats. Leur principal cheval de bataille, c'est le montant des primes versées pour compenser le surcroît de travail nécessaire pendant l'événement. Les syndicats de la SNCF appellent à la grève afin d'obtenir des primes entre 2.000 et 2.500 euros pour les agents franciliens. Plusieurs corps de métiers ont d'ailleurs fait plier leur hiérarchie. 

Assommés par le combat perdu de la réforme des retraites, il y a un an, les syndicats ont retrouvé des couleurs en défendant les revendications des agents publics mobilisés pendant les Jeux olympiques. Ce mardi, les syndicats de la SNCF appellent à la grève pour obtenir des primes entre 2.000 et 2.500 euros pour les agents franciliens. La circulaire Élisabeth Borne qui prévoyait des montants de 1.500 euros maximum a vite été oubliée et plusieurs corps de métiers ont fait plier leur hiérarchie. 

"Un coup d'opportunité pour les autres secteurs pour avoir des primes plus importantes"

Gérald Darmanin a cédé le premier en offrant jusqu'à 1.900 euros de primes pour les policiers et gendarmes franciliens. Pour l'économiste Anne-Sophie Alsif, le ministre de l'Intérieur a ouvert la boîte de Pandore : "C'est sûr qu'il y a vraiment un coup d'opportunité pour les autres secteurs pour avoir des primes plus importantes ou pour renégocier à chaque fois ce qui a pu être obtenu à la hausse comme notamment dans le secteur des transports". 

À la RATP, les négociations viennent de s'achever, les conducteurs les plus mobilisés toucheront jusqu'à 2.500 euros bruts par semaine. À condition que les employés renoncent à leurs congés pendant les Jeux olympiques.

Dernier bras de fer en date : celui des syndicats des éboueurs parisiens face à la mairie de Paris. Face au mouvement de grève du 14 mai, la Ville a élargi les critères d'attribution des primes JO qui s'échelonneront de 600 à 1.900 euros et accordé des augmentations de 80 euros bruts par mois.