Les salariés de Vélib', en grève pour leur emploi, bloquent les dépôts

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Le passage de témoins entre JCDecaux et Smovengo pour l'exploitation des Vélib' doit se faire au 1er janvier
Le passage de témoins entre JCDecaux et Smovengo pour l'exploitation des Vélib' doit se faire au 1er janvier © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Les salariés demandent leur transfert du groupe JCDecaux, ancien prestataire, au nouveau Smovengo aux mêmes conditions de salaires et d'avantages.

Des salariés de Cyclocity, filiale de JCDecaux en charge des Vélib' actuellement en grève pour leur emploi, ont décidé de bloquer les dépôts mercredi, a-t-on appris de source syndicale.

"On est en train de déconnecter les stations". "On a bloqué tous les dépôts", a affirmé Bambo Cissokho, secrétaire du comité d'entreprise de Cyclocity, et "on est en train de déconnecter les stations", a-t-il ajouté. Des salariés parmi les 270 que comptait la filiale du dispositif de vélo en partage observent depuis mardi dernier un mouvement de grève, avec manifestations dans les bureaux de Smovengo et Indigo, repreneurs du service au 1er janvier 2018, ou devant la mairie de Paris. Ils demandent leur transfert du groupe JCDecaux, ancien prestataire, au nouveau Smovengo aux mêmes conditions de salaires et d'avantages.

"Il y a zéro embauche." "On est le 22 novembre et on n'a rien, aucune garantie", a-t-il indiqué en redemandant une réunion avec Smovengo, l'ancien opérateur JCDecaux, le syndicat mixte Autolib' Vélib' et les syndicats. La Ville de Paris, qui fait partie du Syndicat, "n'a jamais pris ses responsabilités", a-t-il ajouté. Concernant le groupement Smovengo, qui avait déclaré que les ex-salariés étaient "prioritaires" à l'embauche, "il y a zéro embauche et les quelques salariés qui ont reçu une réponse, se voient proposer entre 300 et 600 euros de moins".

Une rencontre avec Danièle Obono. "On maintient la pression", a affirmé pour sa part Laurent Degousée, délégué Sud-Commerce en indiquant que les salariés devaient rencontrer dans la journée Danièle Obono, députée de Paris de La France Insoumise. Le Conseil de Paris, sur proposition Udi-Modem, a voté mardi le principe d'une indemnisation des abonnés - qui pourrait être un prolongement d'abonnement de quelques mois - en raison des perturbations actuelles. "On est contents pour les usagers, mais la Ville de Paris s'occupe-t-elle des personnels ?", a-t-il demandé.

Selon le Syndicat Vélib citant JCDecaux, les stations étaient pour la plupart connectées en fin de matinée. Le Syndicat note néanmoins que le mouvement de grève "va toucher le calendrier" des installations et désinstallations entre les deux opérateurs, "on fait notre maximum". Le passage de témoins doit se faire au 1er janvier, avec des stations étant déjà en cours de désinstallation quand l'installation des nouvelles prendra quelques mois en 2018.