Des masques contre le coronavirus en prison : "C'est malheureusement un petit stock"

, modifié à
  • A
  • A
L'épidémie de coronavirus sévit aussi dans les prisons. 1:14
L'épidémie de coronavirus sévit aussi dans les prisons. © SEBASTIEN BOZON / AFP
Partagez sur :
Alors que l'épidémie de coronavirus sévit aussi dans les prisons françaises, les personnels pénitentiaires pourront désormais tous bénéficier de masques de protection. Mais sur Europe 1, Christophe Schmitt, secrétaire régional FO pour le Grand Est, regrette des stocks trop minces. 

L'épidémie de coronavirus touche aussi les prisons françaises, et inquiète les personnels pénitentiaires. Vendredi, 21 détenus étaient ainsi testés positifs au coronavirus, tout comme une cinquantaine de membres du personnel. Alors que la situation avait poussé FO-Pénitentiaire à saisir en référé-liberté le Conseil d'État pour réclamer plus de moyens de protections, le syndicat a annoncé samedi que tous les personnels seraient désormais équipés de masques. Si cette évolution est une première victoire, Christophe Schmitt, secrétaire régional FO pour le Grand Est, appelle à aller encore plus loin. Selon lui, "il faut assurer ce matériel jusqu'à la fin de la crise".

"On a reçu quelques milliers de masques qui ne sont, de loin, pas en nombre suffisants", regrette-t-il au micro d'Europe 1, "c'est malheureusement un petit stock". Selon Christophe Schmitt, "on n'espère pas quelques jours de répit, mais qu'il y ait bien des choses mises en oeuvre pour pouvoir assurer ce matériel jusqu'à la fin de la crise. L'objectif est là". 

"On reste vigilants sur l'évolution du dossier"

"À partir du moment où le virus entre dans un milieu qui est confiné, avec une population humaine dense, le risque de propagation est multiplié", poursuit le syndicaliste. "Bien évidemment, on reste très vigilants et très attentifs sur l'évolution du dossier, afin qu'on ne se retrouve pas dans une semaine ou dix jours dans la situation dans laquelle on était depuis le début de cette crise". Et de conclure : Cela serait vraiment du bricolage qui n'aurait servi à rien". 

 

Europe 1
Par Marion Gauthier, édité par Antoine Terrel