Les familles se préparent à l'interdiction des réseaux sociaux

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C'est un texte de loi qui fait la joie des parents, et moins celle des adolescents. [© Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le Parlement a adopté lundi le texte de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Une réforme à laquelle se préparent déjà les familles.

C'est un texte de loi qui fait la joie des parents, et moins celle des adolescents. Lundi soir, le Parlement a adopté le texte de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Si elle sera effective à compter du 1er septembre, les familles se préparent déjà.

Une aide pour les parents

Sourire aux lèvres, cette mère de famille espère que la loi va l’aider à éloigner ses enfants des réseaux sociaux. Elle l'assure, "c'est bien ! Ça va les déconnecter un peu, les obliger à sortir puis ça va m'aider car si j'essaie déjà de regarder ce qu'elle fait, j'ai mis en place le contrôle parental, ce n'est pas suffisant."

Elle se demande tout de même si, "eux, est-ce qu'ils vont réussir à tenir ?" A ses côtés, sa fille de 11 ans est complètement dépitée. Mais qu'importe, elle affirme qu'elle tentera de contourner l'interdit pour garder ses réseaux sociaux.

Plus loin, une autre adolescente, téléphone à la main est déjà en manque rien qu’à l’idée de devoir fermer ses comptes. Alors pour éviter la sentence, elle a préparé le terrain avec ses parents. Ces derniers lui ont ainsi dit qu'elle pourra "peut-être limiter le temps sur les applications", ou bien qu'elle gardera le droit de discuter avec ses copines, mais "seulement sur leur téléphone".

Un nouvel équilibre

De son côté, Reza, 13 ans devient très sérieux lorsqu’on parle du sujet et a prévu de contourner l’interdit. "Ça me désole", appuie l'adolescent qui y voit une privation de liberté. "Faut pas enlever le plaisir des jeunes, il ne faut pas non plus supprimer tout ce qui va avec notre nouvelle génération".

Conscient des effets néfastes des réseaux sociaux, il tempère cependant. "Ca va peut-être  un nouvel équilibre sur l'utilisation des réseaux sociaux par cette personnes, qui ne verront plus d'intérêt à passer autant de temps sur leur écran".

Conscient que le sevrage va être difficile, il aurait préféré que l’interdiction soit remplacée par une meilleure éducation aux réseaux sociaux.