Les avocats des parents de Vincent Lambert dénoncent un "crime d'État"

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Pour les avocats des parents de Vincent Lambert, l'ancien infirmier a été tué "par raison d'État et par un médecin qui a renoncé à son serment d'Hippocrate".

La mort de Vincent Lambert est un "crime d'État", ont dénoncé les avocats de ses parents, mettant de nouveau en cause le médecin de ce patient en état végétatif depuis près de 11 ans, décédé jeudi au CHU de Reims.

 

"Vincent est mort, tué par raison d'État et par un médecin qui a renoncé à son serment d'Hippocrate. (…) L'heure est au deuil et au recueillement. Il est aussi à la méditation de ce crime d'État", ont déclaré dans un communiqué Me Jean Paillot et Jérôme Triomphe, avocats de Pierre et Viviane Lambert, opposés depuis des années à l'arrêt des traitements de leur fils.

Vincent Lambert, une "cathédrale d'humanité"

"Cette cathédrale d'humanité qui brûlait depuis une semaine sous nos yeux impuissants s'est effondrée. Il n'aura été tenu aucun compte de la dignité de cet homme handicapé, condamné parce que handicapé", ont-ils ajouté. Selon eux, "cette faute ignoble ébranle les fondements de notre droit et de notre civilisation" et "rejaillit sur nous tous".

Vincent Lambert, patient en état végétatif depuis un accident de la route en 2008, est décédé jeudi matin à l'âge de 42 ans, huit jours après l'arrêt de son hydratation et de son alimentation par sonde. Son cas, qui a divisé sa famille, est devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France.