Le fioul du Grande America menace les côtes françaises : "Nous faisons tout ce qui est possible, sept jours sur sept"

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Les opérations de pompage du fioul du Grande America se poursuivent au large du golfe de Gascogne. 1:30
Les opérations de pompage du fioul du Grande America se poursuivent au large du golfe de Gascogne. © Handout / AFP / MARINE NATIONALE
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Si les autorités évacuent désormais le risque de marée noire douze jours après le naufrage de ce cargo italien, des boulettes de pétroles devraient toutefois s'échouer sur les plages charentaises. 
INTERVIEW

Onze jours après le naufrage du Grande America, des traces de pollution arrivent sur les côtes françaises. Ce cargo battant pavillon italien a coulé le 12 mars dernier avec plus de 1.000 tonnes de matières dangereuses à son bord, dont 2.000 véhicules et du fioul dans ses soutes. 

Deux oiseaux mazoutés ont été retrouvés mardi et mercredi sur des plages des Landes : un Fou de Bassan sur la plage d'Hendaye et un Grand Labbe sur celle de Messanges. Tous deux étaient privés de leurs ailes en raison d'une épaisse couche visqueuse de plus de 200 grammes de pétrole. Les analyses ont confirmé qu’il provient bien de l'épave du Grande America, d'où s'échappent encore chaque jour des centaines de litres de fioul.

Contenir la pollution avant qu'elle n'atteigne les côtes

Dans le golfe de Gascogne, les opérations antipollution sont toujours en cours, et la préfecture se veut rassurante, assurant que le pompage fonctionne mieux que prévu. "Une tonne de polluants que l'on récupérera en mer, ce sera dix tonnes de déchets en moins qui arriveront sur nos côtes", fait valoir auprès d’Europe 1 Riaz Akoune, le porte-parole de la préfecture Maritime. "C’est pour ça qu’il faut travailler en amont, en mer. Nous faisons tout ce qui est possible, sept jours sur sept pour pouvoir limiter au maximum l’arrivée de cette pollution sur nos côtes", assure-t-il.

La préfecture Maritime exclue aujourd'hui tout risque de marée noire ou même l'arrivée d'une nappe noire sur les côtes françaises. Des boulettes de pétrole devraient bien, en revanche, s'échouer sur nos plages, sûrement en Charente-Maritime, mais pas avant une bonne semaine.

Europe 1
Par Shanel Petit, éidté par Romain David