Quelques jours après le début du conflit au Moyen-Orient, le conflit inquiète en France. Sur la côte d'Azur, jeunes comme retraités suivent de près l'évolution de la situation, même si les avis sont tranchés sur la position que la France doit adopter.
La guerre en Iran s'inscrira dans le temps long. Dès les premières heures de l'opération militaire américaine, le locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, a estimé que le conflit pourrait durer au moins un mois ou plus.
Mais les représailles du régime de Téhéran mettent les cours du pétrole et du gaz à rude épreuve. Et, sur la côte d'Azur, la crainte d'un engagement de la France dans le conflit est dans toutes les têtes.
Tenant son chien en laisse, Gisèle se promène sur le front de mer de Cannes. Interrogée sur la situation au Proche-Orient, elle ne cache pas son inquiétude. "Franchement, l'angoisse que la France se mêle de tout ça, elle est réelle", confie-t-elle au micro d'Europe 1.
"C’est certain, on va être impactés"
Un peu plus loin, un visiteur venu du nord de la France est moins anxieux. "On ne peut pas rester à l'écart. C'est un conflit qui nous intéresse malgré tout, notamment en raison des conséquences économiques qui en résultent", estime-t-il.
En vacances à Cannes, Jean-Claude qui habite Belfort, redoute les conséquences du conflit en France. "C’est certain, on va être impactés, aussi bien par le terrorisme que sur un plan économique, que ce soit pour le prix de l'énergie ou les matières premières", indique-t-il.
Patrice, un retraité de Mandelieu-la-Napoule à un avis différent : "On a déjà vécu des vagues d’attentats, il faut qu'on ait une autorité qui soit sérieuse pour protéger les gens", a analyse-t-il.
Des jeunes inquiets
Lui regrette que la France ne soit pas plus impliquée. "On a un accord avec les pays arabes pour les soutenir s'ils sont attaqués. Il faut agir, pas parler !", rappelle le retraité.
Dans les rues de Cannes, les jeunes rencontrés semblent plus inquiets. Une étudiante explique craindre l’envoi de militaires français.
"Je n’ai pas envie qu'on soit contraint par des choix pour protéger d'autres pays et qu'on arrive au stade où nous devons nous engager pour un pays qui n’est pas le nôtre, même s’il faut s'entraider et ce sont les alliances".
Et cette jeune cannoise de conclure, en regardant les deux amis qui l’accompagne : "C'est un sujet un peu difficile pour nous".