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Conflit au Moyen-Orient : quel est l'état des forces françaises dans la région ?

[Yoan VALAT / POOL / AFP]

Donald Trump l’a annoncé, le conflit au Moyen Orient pourrait durer "quatre à cinq semaines". Et la France, de son côté, affine sa position sur le sujet. Le Quai d’Orsay prône aujourd'hui la désescalade, mais maintient que l’Hexagone est prêt à aider, dans un objectif de défense, les pays alliés de la région. 

Alors que le Proche et le Moyen-Orient s'enlisent dans un conflit armé, quelles sont les conséquences et l'impact pour la France, qui possède de nombreuses bases militaires dans la région ? Europe 1 fait le point sur la présence des forces armées sur ce territoire. 

Plus de 4.000 Français en poste

Ce dimanche 1er mars, une base navale a déjà pris feu aux Emirats Arabes Unis. En tout, ils sont près de 4.000 soldats français, répartis sur plusieurs bases au Moyen ou au Proche-Orient.

À Djibouti, la présence française est la plus importante en dehors du territoire national, avec près de 1.500 hommes. Une dizaine d’hélicoptères, cinq avions de chasse Mirage, ou encore quatre canons Caesar stationnent dans le pays.

Aux Emirats Arabes Unis, pays directement à portée des tirs iraniens en ce moment, 900 militaires français sont répartis sur trois bases. Celles-ci sont également équipées d’avions, de chars et de canons Caesar.


Et ce n’est pas tout : en Irak, 600 militaires et dix Rafale sont déployés depuis plus de dix ans, dans le cadre de l’opération Chammal. Il s'agit d'une opération de soutien aérien aux forces locales, dans la lutte contre le terrorisme islamiste. 

Enfin, au Liban, ciblé par d’intenses frappes ces derniers jours, environ 700 soldats français participent à la Force intérimaire des Nations unies (Finul) dans le sud du pays. C'est sans compter les bâtiments et frégates dans la mer Rouge.

Une chose est sûre : face à la propagation du conflit, des renforts sont prévus, pour mieux défendre la "posture française" dans la région, selon les mots d’Emmanuel Macron.