Après la cyberattaque qui a visé la plateforme, "zéro logement vacant" du ministère du logement, le député de Vendée Philippe Latombe estime qu’après ces fuites, un vrai risque de squats et de cambriolages existe.
Nom, prénom, date de naissance, numéro de téléphone, ou encore l'adresse des propriétés immobilières, font partie des 149 millions de données confidentielles dérobées lors d'une cyberattaque qui a visé la plateforme, "zéro logement vacant" du ministère du logement. Une attaque qui représente un risque majeur pour les propriétaires visés, comme le souligne Philippe Latombe, député Modem de Vendée, expert en matière numérique. "On est sur des données qui peuvent paraître anodines, mais qui, mises bout à bout, favorisent la capacité à arnaquer", souligne-t-il.
Un risque avéré
C'est ce qu'il s'est passé en mars dernier. Des cambriolages avaient eu lieu chez des détenteurs d'armes à feu après le piratage du fichier d'information sur les armes, détenues par le ministère de l'Intérieur. La direction générale des Finances publiques, l'Éducation nationale ainsi que l'ANTS, font partie de la liste des vols de données qui se succèdent sur les sites de l'État.
"Cela montre bien qu'il faut absolument rehausser la protection des bases de données de l'État. Ce qui m'inquiète, c'est que je n'ai pas l'impression que ce message-là soit réellement passé dans les administrations puisque cela fait six mois que l'on constate des attaques. C'est comme s'ils n'avaient pas appris", dénonce Philippe Latombe.
"À un moment, il va falloir trouver des moyens de remonter le niveau de protection et trouver des responsables", poursuit-il. Le député travaille actuellement à l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet.