Shirine Boukli (-48 kg) a décroché la médaille de bronze aux Championnats du monde de judo à Bakou, la deuxième de sa carrière à ce niveau. Après une défaite par disqualification en quart, elle s'est reprise en repêchage puis a battu une championne du monde en petite finale.
Shirine Boukli a conclu sa saison par une "belle médaille" de bronze, aux Championnats du monde de judo à Bakou. Dans la catégorie des -48 kg, la Française de 27 ans décroche la deuxième médaille mondiale de sa carrière, la première pour les Bleus dans cette compétition.
Dans le combat pour la troisième place, Shirine Boukli a battu la Mongole Baasankhuu Bavuudorj, championne du monde en 2024 et vice-championne olympique, aux pénalités, au cours de la prolongation. "Je suis super fière. Quand je vois ma saison, je suis contente, c'est ma deuxième médaille aux Mondiaux et c'est une belle médaille", a-t-elle réagi dans un grand sourire.
Elle clôt ainsi sa saison avec un nouveau podium, après ses titres au Grand Slam de Paris en février et aux Championnats d'Europe en avril.
Une défaite en quart avant le repêchage
La journée avait bien démarré pour la Française, avec deux combats sérieux remportés aux pénalités. Elle a ensuite buté en quart de finale sur la Russe Marina Vorobeva, qui l'avait déjà battue fin août au Grand Slam de Lausanne. Boukli a accumulé trois pénalités en 2 min 39 s, ce qui a entraîné sa défaite par disqualification (hansoku-make). "Je pense que là j'ai fait un peu la débile", a-t-elle admis.
"Après bon ben voilà ça arrive, c'est ça aussi la difficulté d'un championnat, il faut savoir rester lucide et parfois on a des attitudes qui sont pas forcément bonnes. Donc les pénalités c'est le jeu, c'est le sport, c'est le judo." Elle s'est ensuite ressaisie en repêchage face à la Brésilienne Clarice Ribeiro, grâce à un waza-ari marqué après deux minutes et demie de combat.
"A un moment, ça va être mon tour"
Médaillée de bronze aux JO de Paris et quintuple championne d'Europe, Shirine Boukli était déjà montée sur un podium mondial en 2023 à Doha, où elle avait décroché l'argent. "Maintenant, on va essayer d'aller chercher un peu mieux encore pour essayer d'accrocher ce qui est vraiment l'objectif, un titre olympique. Et si elle est championne du monde, on ne crachera pas dessus", a déclaré son entraîneur Kilian Le Blouch, alors que les JO de Los Angeles approchent.
"A un moment, ça va être mon tour, je n'en doute pas. Je n'en douterai jamais, je sais que je travaille dur pour ça. Là c'est le bronze, mais petit à petit je crée mon moment, je m'améliore, je me vois progresser", a affirmé la judokate.
Valadier-Picard et Mkheidze éliminés, les pénalités au cœur de la journée
Les deux autres Français en lice dimanche n'ont pas atteint le podium. Chez les -60 kg, Romain Valadier-Picard, médaillé d'argent l'an dernier, a été battu en repêchages, par ippon, face au Géorgien Giorgi Sardalashvili, après s'être fait piéger aux pénalités au tour précédent contre le Kazakh Sherzod Davlatov. "
Je suis très très énervé contre moi-même, parce que Davlatov n'est pas du tout plus fort que moi. Sardalashvili n'est pas du tout plus fort que moi. Aucun des deux n'est plus fort que moi et pourtant je perds mon match", a réagi le Français de 24 ans.
Les pénalités ont été le thème récurrent de la journée pour les Bleus. Luka Mkheidze en a aussi été victime, les arbitres appliquant avec intransigeance leurs nouvelles consignes visant à sanctionner rapidement les fausses attaques. Le double médaillé olympique, mal servi par le tirage au sort, a été sorti dès son entrée en lice, en seizièmes de finale, par le Russe Ayub Bliev, N.4 mondial.