Jean-Michel Blanquer répond à la sœur de l'adolescent tué aux Lilas : "la fermeté va s'appliquer aux assassins"

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Antoine Terrel , modifié à
Invité jeudi d'Europe 1, le ministre de l'Education nationale a promis la fermeté, après avoir été interpellé par la soeur de Kewi, 15 ans, mortellement poignardé par trois adolescents aux Lilas, lors d'un cours d'EPS. 

Interpellé sur Europe 1 par la soeur de Kewi, un lycéen de 15 ans, poignardé aux Lilas la semaine dernière, le ministre de l'Éducation nationale lui a répondu jeudi sur notre antenne. "La fermeté va s'appliquer aux assassins de ce jeune homme", a-t-il assuré. "Ils ont déjà été arrêtés et seront poursuivis pour assassinat", a-t-il poursuivi, faisant part de son souhait que "chaque élève aille en confiance à l'école". 

"Il faut que tout ça cesse. Il faut que le ministre se bouge, que le gouvernement se bouge, pour qu'on ait plus à vivre ce genre de drame", a réclamé Berfin, la soeur de Kewi, sur Europe 1. Lui répondant, le ministre a annoncé qu'il la recevrait prochainement, ainsi que le reste de sa famille, avant de vanter le plan contre les violences scolaires adopté par le gouvernement, dans le cadre duquel le lien entre Éducation nationale, police et autorité judiciaire, est complet".

"Il faut du sursaut"

Après le meurtre de Kewi, trois adolescents ont été placés en détention provisoire mercredi pour "assassinat en bande organisée". Les trois adolescents, âgés de 14 et 15 ans, avaient été mis en examen dimanche. Kewi avait été mortellement poignardé le 4 septembre, à l'entrée du stade municipal des Lilas, en Seine-Saint-Denis, sous les yeux d'élèves en cours d'EPS. La victime, originaire de la ville voisine du Pré-Saint-Gervais et scolarisée à Aubervilliers, se trouvait dans un groupe de quatre jeunes auquel en voulaient les trois mis en cause dans un contexte de "conflit entre quartiers", selon une source proche du dossier. 

Le drame "insupportable" s'est déroulé "en dehors de l'enceinte scolaire", note Jean-Michel Blanquer, selon qui "ça nous renvoie aux violences de notre société". "En effet, il faut du sursaut (...) et c'est que l'État fait avec des mesures de fermeté", assure-t-il. Mais ce sursaut dépend aussi de "l'ensemble de la société", ajoute le ministre, avant de faire part de son souhait que "chaque élève aille en confiance à l'école". "La fermeté s'imposera toujours", promet le ministre, qui juge "tout à fait envisageable" un classement de l'établissement en "zone prévention violence".