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«Je le prends quasiment tous les jours» : à Dunkerque, les automobilistes délaissent leur voiture pour le bus

[PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Face à la hausse des prix des carburants, de plus en plus d'automobilistes se détournent de leur voiture. A Dunkerque, la fréquentation du réseau de bus augmente depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Europe 1 s'est rendue sur place.

La guerre en Iran se poursuit et avec elle, la flambée des prix des carburants à la pompe. Alors, certains automobilistes cherchent des alternatives pour économiser un peu d'argent. A Dunkerque, dans le Nord, beaucoup se tournent vers... le bus. 

Dans cette ville côtière, la fréquentation du réseau est en augmentation de 6% depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Devant la gare routière de Dunkerque, les bus enchainent les rotations. Des cars parfois bondés, occupés notamment par des automobilistes qui laissent leur voiture au garage. 

"On a la chance d'avoir les bus quand même"

"C'est très rare que je prenne ma voiture maintenant", confie ainsi Serge, au micro d'Europe 1. "Le prix des carburants fait que je prends le bus systématiquement. Quasiment tous les jours, alors qu'avant, c'était plutôt un jour sur deux", poursuit-il. 

On compte près de 5.000 voyageurs supplémentaires en moyenne chaque jour sur le réseau depuis le début de la crise au Moyen-Orient. Christine observe les panneaux d'affichage un peu perdue, contrainte selon elle de prendre les transports en commun à cause de la flambée du prix de l'essence. "On en a marre et ça devient difficile, oui. On a la chance d'avoir les bus quand même. Mais je ne prends plus la voiture parce que le carburant est en hausse", assure-t-elle. 

Une fréquentation record

Un record de fréquentation a même été atteint début avril. "On a nos habitués sur la plupart des lignes, on voit presque toujours les mêmes personnes. Et là, depuis quelque temps, on remarque des gens qu'on n'avait pas auparavant", note Carmel, conducteur sur le réseau des DK'bus. 

Reste à savoir si ces nouveaux usagers continueront d'utiliser les bus de la ville même lorsque les prix du carburant redescendront, ou si la voiture s'imposera de nouveau.