Intrusion au ministère de Griveaux par des "gilets jaunes" : six personnes interpellées

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Le porte-parole du gouvernement a été évacué de son secrétariat d'État de la rue de Grenelle lors de l'"acte 8" des "gilets jaunes".
Le porte-parole du gouvernement a été évacué de son secrétariat d'État de la rue de Grenelle lors de l'"acte 8" des "gilets jaunes". © AFP
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Six personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'intrusion dans la cour du ministère du secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux lors de l'"acte 8" des "gilets jaunes", selon une source proche du dossier.

Six personnes soupçonnées d'avoir forcé avec un chariot élévateur l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, le 5 janvier, lors de l'"acte 8" des "gilets jaunes", ont été interpellées et placées en garde à vue mardi, a indiqué une source proche de l'enquête. Parmi les gardés à vue, arrêtés dans le Nord et en région parisienne, figure l'homme soupçonné d'avoir conduit le Fenwick qui avait forcé les portes du Ministère, connu de la police pour des faits mineurs.

Une "attaque inadmissible contre la République", selon Griveaux. Cette intrusion violente avait contraint le secrétaire d'État auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris. Celui-ci avait dénoncé une "attaque inadmissible contre la République". Les quatre personnes interpellées sont âgées de 21, 23, 35 et 46 ans et sont originaires de région parisienne et du département du Nord, a précisé la source proche de l'enquête.

L'intrusion avait déclenché de vives réactions au sein de la majorité. "Honte aux pyromanes de la République", avait tweeté le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dont les bureaux sont dans le même lieu que ceux de Benjamin Griveaux.

"Justice sera faite", avait assuré Macron. "Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République - ses gardiens, ses représentants, ses symboles (…) - Justice sera faite", avait également dénoncé le président de la République Emmanuel Macron. De telles intrusions dans un ministère sont très rares. En 1999, des agriculteurs avaient saccagé le bureau de Dominique Voynet au ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement.