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INFO EUROPE 1 - «La paralysie du pays est recherchée » : jusqu'à un million de manifestants attendus jeudi, les autorités craignent des débordements à grande échelle

Nouvelle journée de mobilisation sociale. Selon les informations d’Europe 1, entre 500.000 et un million de manifestants sont attendus dans toute la France pour un mouvement de "grève générale d’ampleur", selon plusieurs syndicats. Au-delà de la contestation sociale, les autorités redoutent une convergence entre plusieurs corps de métier, lycéens, étudiants et groupes radicaux, avec des risques de violences, de dégradations et de pillages en marge des manifestations.

Une nouvelle journée sociale sous très haute tension. Plusieurs centaines de cortèges sont prévus ce jeudi partout en France. Selon le renseignement territorial, entre 500.000 et un million de manifestants pourraient descendre dans les rues. Une mobilisation d'ampleur qui fait craindre aux autorités une nouvelle journée à haut risque.

La présence de jeunes de quartiers

Les forces de l’ordre anticipent des blocages d'établissements scolaires et d'universités tôt le matin. Les policiers s'inquiètent de la possible participation de jeunes issus de quartiers populaires, susceptibles de se retrouver aux abords des établissements scolaires et de commettre des exactions, notamment contre les forces de l'ordre. Ces groupes composés d’éléments violents pourraient ensuite rejoindre les manifestations.

Des centaines de membres de black blocs devraient également infiltrer les cortèges. Jusqu'à 500 éléments seraient notamment attendus à Lyon, plusieurs centaines à Paris et une centaine à Poitiers. Les autorités n'excluent pas non plus la participation de membres radicaux issus du mouvement des Gilets jaunes. Les autorités redoutent des affrontements avec les forces de l'ordre, mais aussi des attaques contre des symboles de l'État, notamment les commissariats et les mairies. L'utilisation de cocktails Molotov figure également parmi les risques identifiés.
 

Cortèges sauvages et pillages de commerces redoutés

Autre scénario redouté : la constitution de cortèges sauvages, en marge des itinéraires déclarés. Des déambulations qui pourraient être organisées par des groupes d'ultragauche avec, pour objectif, de s'en prendre aux bâtiments publics, notamment aux commissariats et aux mairies. Les services de renseignement alertent également sur des risques de pillages de magasins. Des faits qui pourraient se produire en marge des manifestations, comme lors des débordements du 17 octobre dernier.

Mais cette journée ne se résume pas aux seuls risques de violences. C'est aussi l'ampleur de la convergence sociale qui retient l'attention. Pour la première fois depuis le début de cette séquence de mobilisation, les salariés du privé et du public sont appelés à rejoindre massivement les mouvements de contestation portés ces dernières semaines par la jeunesse. Le mouvement pourrait également toucher les secteurs stratégiques de l'économie. Les dockers sont notamment appelés à participer à la mobilisation, avec environ 2.000 dockers attendus au Havre. Dans le transport aérien, le syndicat SUD Aérien appelle également à une grève générale interprofessionnelle.

L'enjeu, pour les organisations syndicales, est de donner une nouvelle dimension au mouvement social en faisant converger les revendications sur les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi et les services publics.