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Incendies en Gironde : menacées par les flammes, des milliers de personnes contraintes d'évacuer leur maison en pleine nuit

Incendies en Gironde : menacées par les flammes, des milliers de personnes contraintes d'évacuer leur maison en pleine nuit [Gari Garaialde / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

Plus de 30.000 hectares ont déjà brûlé entre les Landes et la Gironde et au moins 140.000 personnes ont déjà été évacuées. Un bilan qui pourrait encore augmenter. Cette nuit, de nombreux habitants du bassin d'Arcachon ont grimpé à la hâte dans leur voiture pour fuir le danger, comme l'a constaté l'envoyé spécial d'Europe 1. 

Sur la route départementale 3, qui mène de Lège à Biganos, une longue file d'attente de voitures s'étire sur 25 kilomètres en direction du sud-ouest. Pour sortir du secteur, il faut s'armer de patience. Mais l'heure est bien à l'évacuation générale. 

"On est partis de chez nous il y a une heure et demie. On est à 400 mètres de la maison", déclare Kevin qui vient à Lanton, l'une des dernières communes à avoir reçu l'ordre d'évacuer dans cette zone du bassin d'Arcachon. 

"J'ai pris nos papiers, les vêtements que l'on porte, des chaussures"

"On en est clairement à prier pour qu'il pleuve parce que c'est colossal. On a l'impression que c'est complètement hors de contrôle. Donc, on croise les doigts et puis on va attendre. Et on espère que les maisons ne seront pas touchées comme certaines sur le bassin". 

Six camions de pompiers filent dans le sens inverse, sirènes hurlantes. Le feu prend de l'ampleur à quelques kilomètres, vers Arès et Lège, où vit Sandrine. Elle aussi est contrainte de quitter sa maison. 

"Sur le coup, on s'imagine qu'on va mettre plein de choses dans la voiture, mais en fait, pas du tout. Il y a trop de choses dans la maison. J'ai pris nos papiers, les vêtements que l'on porte, des chaussures que l'on porte et voilà. Le reste, je me suis dit tant pis, on pourra le racheter". 

Un éclair transperce un ciel chargé de fumée. Quelques gouttes de pluie tombent, mais bien trop peu pour ralentir les flammes. Arès est désormais une ville fantôme et elle va le rester pour quelques jours au moins.