Depuis 2024, le commandement du Var dispose d'une équipe drone. Au total, ce sont 28 télépilotes et 11 appareils qui sont à disposition des soldats du feu. Une aide précieuse pour accomplir des missions de prévention mais aussi opérationnelles sur les feux qui touchent chaque année le département.
De 250 grammes à quatre kilos, de 20 centimètres à près d'un mètre d'envergure, les drones utilisés par les pompiers du Var ont une fonction de renseignement essentielle. "On a checké la zone dans laquelle on doit intervenir, identifié les dangers, nous avons l'autorisation de décoller par l'officier aéro et nous allons pouvoir faire notre mission", dit l'adjudant-chef Yannick Tychyj, télépilote et chef adjoint de l’équipe drone.
Les sapeurs-pompiers du Var disposent, depuis 2024, d'une équipe drone avec 28 télépilotes et 11 appareils à disposition pour aider les équipes au sol.
Un atout aux multiples fonctions
"Les drones ne volent que lorsque les hélicoptères et les avions ne sont plus là", poursuit ainsi Yannick Tychyj. "C'est très vite déployable : en cinq minutes, on peut déjà envoyer des photos au commandant des opérations de secours", ajoute-t-il.
Les opérateurs de drones sont devenus essentiels dans la lutte contre les incendies. "Lorsqu'on allait traiter ce qu'on appelait les lisières ou les points chauds, on envoyait des sapeurs-pompiers qui, parfois, marchaient pendant 20 minutes", rappelle de son côté le lieutenant Franck Graziano, responsable de l'équipe drone.
"Le drone est capable de repérer, à un endroit précis, une température, de donner l'axe aux sapeurs-pompiers pour qu'ils puissent y aller directement ou alors de leur dire qu'un point chaud ne risque rien. Ils vont avoir leur utilité aussi pour affiner le calcul de la surface qui a été brûlée, de cartographier une zone, et même nous donner les hauteurs de la végétation", détaille-t-il également.
Toutes ces données permettent de voir les secteurs qui ont été débroussaillés ou qui constituent un danger majeur.